Notre auteur fétiche, originaire de Gembloux et ayant fait ses études à l’Athénée, entre dans les meilleures ventes en France.

Notre auteur fétiche, originaire de Gembloux et ayant fait ses études à l’Athénée, entre dans les meilleures ventes en France.

Cette comédie romantique construite sous la forme d’échange de mails entre une femme et un homme vient de sortir en poche. Elle avait plu à plusieurs lectrices qui fréquentent la librairie. Je leur signale donc que la suite vient de sortir chez Grasset sous le titre La septième vague », où l’on voit Emmi reprendre miraculeusement ses échanges épistolaires avec Léo Leike revenu de son exil à Boston


Je vous avais parlé de ce livre en mai 2010, il vient de sortir en poche. C’est un vrai coup de coeur pour moi.
http://librairieantigone.skynetblogs.be/archive/2010/05/14/le-chagrin-et-la-grace-wally-lamb.html
Laurence
Quand on pense littérature scandinave, on pense principalement aux romans policiers. Vous connaissez certainement Stieg Larsson et sa série « Millénium » ou encore Camilla Läckberg, auteur de romans policiers très noirs. Henning Mankell, qui est sans doute le premier auteur à s’être fait connaître dans les pays francophones grâce à des romans policiers d’une grande qualité, a depuis longtemps montré qu’il était capable d’écrire autre chose.
Outre les auteurs de polars, on publie beaucoup d’autres auteurs scandinaves et force est de constater qu’ils peuvent avoir beaucoup d’humour également.
Voici quelques unes de mes lectures récentes ou pas d’auteurs des pays nordiques :

Katarina Mazetti, auteur du « Mec de la tombe d’à côté », auteure suédoise. J’ai lu ce livre quand il est sorti en poche en avril 2009 et j’avais bien aimé l’histoire de cette femme et de cet homme vivant dans des sphères totalement différentes et tombant amoureuses grâce à un sourire échangé dans le cimetière qu’ils fréquentent régulièrement. Situations cocasses, personnage défasé par rapport au milieu de vie de l’autre. L’humour et la tendresse sont très liés dans ce roman.
L’auteur vient de sortir la suite intitulé Le caveau de famille chez Gaia et Entre Dieu et moi, c’est fini en Babel, la collection poche des éditions Actes Sud.


Trois lectures plus récentes :

Allan, qui a atteint l’âge de 100 ans, ne veut absolument pas que la maison de retraite où il passe des jours bien ennuyeux lui fasse une fête d’anniversaire. Il s’enfuit en pantoufles par la fenêtre. Non content de cela il vole une valise dans la gare des bus et prend le premier car pour nulle part. Evidemment la valise ne contenait pas que des vêtements et le voilà donc poursuivi par des malfrats à travers la Suède. Mais Allan n’est pas un vieillard comme les autres, il a, au début du siècle appris la technique des explosifs et, grâce à son talent d’artificier, côtoyé les plus grands de ce monde. L’auteur nous ouvre à un monde déjanté et plein d’humour. A lire!
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Presse de la Cité

Eva-Lena est une enseignante dont la vie est bien réglée. Que ce soit à la maison avec son mari et ses enfants ou au travail avec ses élèves ou ses collègues, tout doit être parfait, bien organisé. Depuis la rentrée une ancienne amie d’enfance, Aurora, a intégré le corps professoral. Sa vie mouvementée et son comportement perturbe Eva-Lena bien plus qu’il n’y paraît. Un vendredi soir, notre enseignante modèle se laisse enfermer par mégarde dans le local de la photocopieuse. C’est l’occasion pour elle de réfléchir sur ses relations familiales, amicales et professionnelles. Cette situation cocasse et ces personnages a la psychologie très profonde pointent les travers de notre société stressante et des difficultés de l’enseignement.
Solja Krapu, Hors-Service, éditions Gaia

Voici le premier roman d’un auteur danois, Jonas T. Bengtsson. Nick est un enfant des services sociaux qui a agressé le frère de sa petite amie. Après avoir purgé une peine de prison, il loge dans un immeuble dont les chambres sont louées à des marginaux comme lui. Le lecteur découvre peu à peu que lui et son frère ont vécu une enfance difficile seuls avec leur mère acoolique et un événement tragique qui les a marqué pour toujours. Ils essayent tous les deux de survivre dans un monde violent et marginal.
Un roman dur où l’on entre en apnée et dont il faut du temps pour sortir.
Jonas T. Bengtsson, Submarino, éditions Denoël, collection & d’ailleurs
Laurence
Le 7 avril à 20h nous avons eu le plaisir de recevoir Jean-Pierre Verheggen, poète gembloutois bien connu. Lors de cette rencontre nous avons parlé de sa participation au recueil de nouvelles « Suivez mon regard » édité par l’Institut du patrimoine Wallon.
Ce fut l’occasion pour lui d’évoquer son enfance à Gembloux, ses grands-parents coutelliers, et la langue de son enfance. Car la langue est son outil de travail et la source même de son inspiration.

Il nous a avoué avoir envoyé ses premiers textes à Louis Aragon qui lui a répondu et donné quelques conseils. Grâce à cet échange de courriers, il a continué à écrire et participé à la revue TXT dans les années 60. Si ses thèmes ont évolué avec l’âge, sa manière de travailler la langue est sensiblement la même; à partir d’un thème, il cherche le registre sémantique s’y rapportant et travaille ces mots pour leur donner sens et les tronquer. Comme ses lecteurs le savent et comme nous avons pu en faire l’expérience durant la soirée, l’humour est toujours présent dans ses textes et sa joie de vivre est contagieuse.
Dans son nouveau recueil édité chez Gallimard Poète bin qu’oui, Poète bin qu’non?, trois thèmes sont rassemblés en trois parties. La première contient 36 poèmes en hommage aux poètes illustres ou non qui l’ont marqué. La deuxième évoque la vieillesse et la troisième s’amuse de ces nouveaux mots qui ne veulent rien dire mais que tout le monde utilise pour être « dans le vent ».




Jean-Pierre Verheggen a également participé à la chaire de poétique organisée par la Faculté de philosophie, arts et lettres de l’Université catholique de Louvain en 2009. Son texte a été édité ches Lansman cette année et il est intitulé « J’aime beaucoup ma poésie ». Et s’il reconnaît volontiers que c’est pour lui une belle reconnaissance d’être étudié dans les universités également en France comme à La Sorbonne depuis de nombreuses années, il aime surtout partager sa poésie en la lisant à haute voix devant un public.
Monsieur Verheggen, nous pouvons dire nous aussi que nous aimons beaucoup votre poésie.
Laurence