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Sur quoi repose le monde, Kathleen Dean Moore, Gallmeister

Un coup de cœur de Nadège qui aime les lectures méditatives.

Regarder le monde, c’est regarder les êtres aussi bien que les lieux. On peut ainsi mieux comprendre et mieux les préserver.

Après le merveilleux « Petit traité de philosophie naturelle » dont Nadège vous avait parlé durant le confinement, elle a lu ce nouveau récit de Kathleen Dean Moore qui partage ses méditations sur la beauté du monde avec sagesse et sérénité.

Voici un petit extrait que Nadège m’a lu et qui m’a impressionnée :

« Les parents ne veulent -ils pas le meilleur pour leurs enfants ? Pour leur offrir de grandes maisons, nous détruisons d’anciennes forêts. Pour leur offrir des fruits parfaits, nous contaminons leur nourriture avec des pesticides. Pour leur offrir les dernières technologies, nous transformons des vallées entières en décharges de déchets toxiques. (…) Nous serions prêts à faire n’importe quoi pour nos enfants sauf la seule chose qui soit essentielle, nous arrêter et nous demander : que faisons-et que laissons-nous faire ? (…)

Que diront nos petits-enfants Je crois que je peux : Comment avez-vous pu ne pas savoir ? Quelle autre preuve vous fallait-il pour comprendre que vos vies, vos petites vies confortables, nuiraient autant aux nôtres ?(…) Pensez-vous vraiment qu’elle n’était qu’à vous seulement – cette belle planète ? Vous, qui aimiez vos enfants, pensiez-vous vraiment que nous pourrions vivre sans air pur et sans villes saines ? (…) Et si vous le saviez, comment avez-vous pu ne pas vous en soucier ? (…)

C’est un texte fort mais également poétique dans lequel l’autrice parle de sa relation à la nature au travers de son jardin, de ses promenades avec son compagnon, au temps qui passe également avec l’évocation de son père.

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deux romans de Julia Thévenot, Sarbacane

résumé :

Inès, 12 ans, est le genre à castagner ceux qui cherchent des embrouilles à son frère, Tristan, autiste de 16 ans. Tristan lui, est plutôt du genre à regarder des deux côtés avant de traverser. Mais ce jour-là, il ne parvient pas à retenir sa sœur qui, courant après son chien… … bascule dans un univers parallèle. Bordeterre. C’est le nom de cette ville, perchée sur une faille entre deux plans de réalité.
On y croise des gamins qui chantent pour faire tourner un moulin, des châtelains qui pêchent des cailloux… et des créatures étranges. Inès, par nature, est ravie. Elle explore, renifle le derrière de Bordeterre avec une joie souveraine, comme le chien qu’elle a suivi. Tristan est plus inquiet : il y a quelque chose de pourri dans cette ville.

Le commentaire de Florence , notre lectrice assidue !

« Tristan et Inès sont en vacances, au camping des Flottiers. Lors d’une promenade, ils passent accidentellement dans une sorte d’autre dimension appelée Bordeterre. Leur arrivée dans cette ville pas-comme-les-autres marque à la fois le début d’une aventure totalement rocambolesque et la renaissance d’un souffle révolutionnaire dans les rues de Bordeterre, souffle qui avait été étouffé lors du dernier Débordement.

Il m’a fallu beaucoup de temps pour accrocher à l’histoire. Mais une fois que j’y étais, je me suis laissée entraînée par l’univers totalement nouveau de Bordeterre. Le lac Zéro, Bordetôle, le château… Autant de lieux qui vous surprendront à coup sûr.
Les personnages sont assez attachants et tous différents. Vous avez tout le choix du monde. Et, évidemment, je me suis attachée au personnage qui était destiné à mourir à la fin. Comme par hasard ; du moi tout craché. « 

Le nouveau roman de Julie Thévenot, a été écrit quant elle était presque à la fin de l’écriture de Bordeterre. Elle avait besoin de souffler un peu et ce livre, dit-elle, est presque venu naturellement.

L’autrice reconnait qu’elle a pris un risque car le roman est raconté par un héroïne qui refuse l’amour que lui porte un garçon. Ce refus pourrait induire un manque d’empathie vis à vis de la narratrice mais le but du livre était de montrer que l’amour ne fonctionne pas toujours et qu’on peut le refuser.

D’un tout autre genre, puisque dans celui-ci, il n’y a pas de fantastique, on y retrouve pourtant la poésie et la musicalité qui font la marque de fabrique de Bordeterre.

Plusieurs genres littéraires s’y retrouvent, le roman épistolaire, la poésie, le théâtre. L’autrice recommande de lire son roman d’une traire comme une performance. Elle ne désavouerait pas qu’on le lise à haute voix.

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L’été de mes nuits blanches, Pauline Penot, éd. Thierry Magnier

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Gaël, fils cadet d’une famille divorcée, vit dans l’ombre de sa soeur Alix, la fille parfaite aux yeux de ses parents. Quand Alix pouvait partir en Californie à 14 ans pour parfaire son anglais, Gaël, lui à 15 ans, peut à la rigueur partir en Ecosse. Il ressent donc une certaine frustration qui ne va pas diminuer quand il apprend qu’il va passer l’été à Blois chez son père et sa belle-mère. Celle-ci lui trouve d’ailleurs un job d’étudiant au château de Blois pour tout le mois. En toute logique il devrait être content. Mais quand on a 15 ans, on réfléchit beaucoup, on se pose des questions que l’on retourne sans cesse dans sa tête pendant la nuit. Finalement passer du temps en province loin des copains pourrait apporter une autre vision de la vie.

 

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L’Extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA, Romain Puertolas, Le Dilettante

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Dans la lignée du roman à succès « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », voici un roman truculent qui nous a beaucoup plu.

 

Ajatashatru Lavash (prononcez « j’attache ta charrue, la vache ») a turban blanc sur la tête plutôt que des pantoufles puisqu’il vient d’Inde mais il va nous emmener dans des aventures plus rocambolesques les unes que les autres.

 

En route pour acheter un lit à clous chez Ikea France, il va nous faire parcourir des kilomètres en avion, en bateau ou en ballon avec en poche un faux billet de 100 euros.

 

Sur son chemin, il rencontrera des personnages haut en couleurs, des aventuriers au grand cœur ou pas. Humoristique, ce roman soulève également l’air de rien la problématique des clandestins et de tous les déracinés de la terre.

 Pour commander en ligne

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Décès d’Hubert Nyssen

Je viens d’apprendre le décès d’Hubert Nyssen. Auteur et éditeur, créateur des éditions Actes Sud. Il avait prouvé qu’il était possible de créer de beaux et bons livres en-dehors de Paris. Selon lui, le côté commercial ne devait pas prendre le dessus sur la qualité du livre. Malheureusement même Actes Sud a perdu un peu de ces illusions.