
Afin de vous servir au mieux, la librairie sera ouverte
le dimanche 17 décembre de 11h à 17h.
Le dimanche 24 décembre de 10h à 17h
Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année.

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Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année.
L’ours, sous ses allures de grosse peluche, nous fait rêver. Mais que savons-nous vraiment de cet animal ? Quelques beaux albums jeunesse sont sortis dernièrement, pour apprendre à mieux le connaître et prendre conscience des dangers qui le guettent.

Tous les ours ont un air de famille. Une vieille famille pleine d’histoires !
Partez à la découverte de l’ours brun et de ses cousins (ours noir, polaire, à lunette, lippu, malais, grand panda…) : de la banquise aux tropiques, les ours n’auront plus de secrets pour vous. Mode de communication, régime alimentaire, rythme biologique, reproduction, capacités physiques… Tout savoir sur l’ours… et le reste est un très beau documentaire, instructif et ludique.
Tout savoir sur l’ours… et le reste, François Moutou ; Carole Xénard, Le Pommier.

Faites plus ample connaissance avec l’ours polaire en lisant ce magnifique album de Jenni Desmond. Celle-ci s’était précédemment intéressée à la baleine bleue. Cette auteure et illustratrice a le talent de faire voyager son lecteur grâce à de lumineuses illustrations, mais également de l’informer et de le conscientiser à travers des textes d’une grande clarté.
L’ours polaire, Jenni Desmond, Editions des Éléphants.
L’ours polaire est toujours à l’honneur dans ce superbe album de Nathalie Vallée et Elisabeth Piquet. Un conte à la fois triste, doux et plein d’espoir sur les traces de Wakiza, un ours polaire confrontés à la fonte de sa banquise et en quête de nouveaux chemins de chasse.

Sur les traces de Wakiza, Nathalie Vallée et Elisabeth Piquet, Points de suspension.
Enfin, un autre album tout en douceur sur une ourse brune préparant son hibernation à l’arrivée de l’automne. Des illustrations délicates et soignées. Un régal.

L’ourse, José Ramon, Alonso et Lucia Cobo, Didier Jeunesse.

Tu as fait un trou dans ma mère et c’est moi qui le comblerai.
Cette phrase, comme un coup de poing, est écrite par Anaïs-Barbeau-Lavalette et s’adresse à Suzanne Meloche, la grand-mère qu’elle n’a jamais connue, à peine croisée. La première fois, Anaïs Barbeau-Lavalette était naissante ; la deuxième, la petite fille observe une femme déposer une enveloppe dans la boîte aux lettres familiale ; la troisième et dernière fois, la jeune femme se laisse entraîner par sa mère à rendre une visite impromptue à Suzanne qui les laisse entrer un peu malgré elle.
Quelle surprise, donc, d’apprendre que Suzanne Meloche a inscrit sur son testament ses enfants et petits-enfants qu’elle n’a jamais voulu connaître. Anaïs Barbeau-Lavalette se retrouve à vider la maison de cette grand-mère qu’elle n’a pas appris à aimer et c’est en tombant sur la photo d’une femme qui lui ressemble, à genoux, entourée d’un groupe de jeunes Noirs et Blancs, et portant la légende « Freedom riders, political protest against segregation » qu’elle commence à s’interroger sur ce personnage.
A partir de cette image, l’auteure part en quête de cette femme qui a fui toute sa vie le moindre attachement et qui, pourtant, n’a jamais cessé de chercher à « faire partie » d’une communauté. En arrivant à Montréal, elle fera, entre autres, la connaissance de Claude Gauvreau (poète, dramaturge), Paul-Emile Borduas (peintre, sculpteur) et Marcel Barbeau (peintre) qu’elle épousera et avec lequel elle aura deux enfants – Mousse (la mère d’Anaïs) et François – qu’elle abandonnera. Suivront des années d’errance, de fuite, comme un mouvement implacable, une impossibilité à se fixer, à rester, à s’investir dans une relation.
Anaïs Barbeau-Lavalette dessine le portrait d’une femme étrange, filante, glissante. Une femme qui échappe sans cesse, une femme qui semble, par-dessus tout, avoir peur de se perdre. Peur de se laisser toucher, envahir. Une femme qu’on ne peut comprendre, mais qui apparaît tout en nuances, en hésitations. Qui s’empresse de partir en courant dès qu’elle fait un pas en avant vers ceux qui l’attendent, ceux qui voudraient la garder près d’eux. Comme un oiseau qui craindrait de voir se refermer sur lui une cage dorée, qu’il souhaite et fuit à tire d’aile aussi vite.
La femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette, Livre de Poche
« Puisque c’est ça, je pars ! », s’écrie Norma, exaspérée par sa maman collée à son téléphone portable. Accompagnée de son ami Félix, Norma s’enfonce dans le parc à la rencontre d’extraordinaires aventures.
Puisque c’est ça, je pars !, Yvan Pommaux, École des loisirs

Un arrêt de bus, deux personnages attendent. L’un pianote sans cesse sur son téléphone, s’ennuie, soupire. Le bus arrive, c’est pas trop tôt ! L’autre observe : l’araignée qui tisse sa toile, la mouche qui vole, les fourmis en balade… Le bus arrive, déjà ?
Loupé !, Christian Voltz, Rouergue

Le loup en slip est de retour et, cette fois, il se les gèle… méchamment ! Mais que se gèle-t-il exactement ? Les pattes, les oreilles ? Les animaux de la forêt cherchent désespérément à réchauffer ce loup de bien mauvais poil, car qui dit loup énervé, dit danger ! D’ailleurs, de nombreux petits animaux ont disparu ces derniers temps…
Le loup en slip se les gèle méchamment (Tome 2), Mayana Itoïz, Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, Dargaud.

Quoi de meilleur qu’un bon chocolat chaud pour se réchauffer ? Trois amis – Madi, Barbosine et Toussaint – rassemblent les ingrédients pour se régaler du doux breuvage. Ils en ont juste assez. Quand soudain, quelqu’un frappe à la porte. Il y en aura bien assez pour quatre. Et pour cinq ? Pas facile de partager. Mais quoi de mieux pour se réchauffer que la chaleur de l’amitié ?
Un bon chocolat chaud, Elsa Devernois et Anne Isabelle Le Touzé, Pastel.

Ceux qui me suivent sur Instagram, ont peut-être vu passer ce coup de coeur de mes vacances.
L’auteur a réussi le pari de nous intéresser à l’histoire de l’Italie grâce à une héroïne attachante, Rosa. Elevée à l’époque du fascisme, n’ayant d’yeux que pour le Duce, elle a compris le sort des juifs et décide de les sauver au péril de sa vie.
Roman dans le roman, l’histoire est racontée par le petit-fils de Rosa. Sommé par son père de travailler s’il veut garder sa rente, le narrateur tient sa revanche sur ce père qui l’a toujours ignoré tout comme il ignore l’histoire de sa mère. Père et fils se détestent donc mais peut-être cette histoire va-t-elle les rapprocher?
Deux histoires donc, la contemporaine et l’ancienne qui se répondent et s’emboîtent et nous touchent car l’ambiance italienne est là, les personnages principaux et secondaires sont attachants et justes. Un beau roman assurément.
L’auteur vient de recevoir le prix Saga café, déjà décerné, entres autres, à Michel Torrekens et à Emmanuelle Pirotte, deux auteurs que j’aime beaucoup.
Un livre que je vous conseille vivement.