Actes Sud

« Une part de ciel », Cl. Gallay, Actes Sud

gallay.jpgUn père absent avait pour habitude d’annoncer son retour en envoyant à la maison une petite boule de verre remplie de neige artificielle, sans un mot.

Aujourd’hui, les trois frère et soeurs ont à nouveau reçu le mystérieux présent enneigé. Ils se retrouvent alors dans le village de leur enfance, perdu en bout de ligne ferroviaire et loin dans la montagne. Ils attendent le père…

Et le temps passe en évocation de souvenirs et de retour aux sources.

Le lecteur est invité à ces confessions dans une ambiance d’hiver et d’industrie du bois.

Il faut être patient pour trouver le fil conducteur qui vous guidera jusqu’au bout de ce gros roman. Mais je vous garantis qu’une fois attrapé, vous ne le lâcherez plus.

Claudie Gallay a l’art des créations d’ambiance et de personnages attachants.

Coup de coeur pour ce livre de rentrée littéraire 2013.

Fabienne.

Seuil

« Le produit », K. Orr, Seuil

Kevin Orr,littérature française,Voilà un premier roman. Et, nom d’un p’tit bonhomme, comment vous dire combien ce livre m’a énervée? C’est vous dire combien il est réussi, mais oui!

Vous y lirez jusqu’à épuisement le témoignage d’un homme qui souffre d’une addiction maladive au « PRODUIT ». Seule façon pour lui d’espérer se libérer: l’écriture.

Attention, vous ne saurez jamais ce qu’est le PRODUIT…LE PRODUIT…LE PRODUIT…LE PRODUIT…

Roman puissant et émouvant sur les difficultés de la reconstruction lente d’un être humain par sa seule volonté.

A découvrir avec amour et compréhension…comme attendu de la part de l’entourage d’une personne addictive.

Fabienne.

Romans, Seuil

« Avec plaisir, François », Ariane Le Fort

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Après « Beau-fils » et « On ne va pas se quitter comme ça », voici le nouveau roman d’Ariane Le Fort, auteure que j’apprécie car elle arrive toujours à nous faire réfléchir à des sujets de société sans en avoir l’air avec une écriture légère mais ciselée.

Le père de Marie vient de fêter ses 80 ans en Suisse avec toute sa famille mais contre toute attente, il ne rentre pas avec sa femme et sa fille; préférant passer encore quelques jours seul avant de regagner Bruxelles.

Lors du repas père-fille d’automne, son père lui annoncent qu’il est amoureux. Marie, qui a toujours voulu éluder la question de la tendance homosexuelle de son père, ne peut plus ignorer la chose et se demande comment sa mère accepte la situation. Bien en apparence puisque le choix est des rester dans les conventions. Tout l’art de l’auteure est de faire ressentir le malaise insidieux face à une situation peu conventionnelle s’il en est. De plus, Marie doit également gérer ses amours naissantes avec un Milo, mécanicien vivant à l’autre bout du monde et qui revient pour quelques semaines s’installer chez elle.

A notre époque moderne et décomplexée, comment gérer sa vie amoureuse et celle de ses parents?