Actualité et animations, Grasset, Livre de poche

Triste nouvelle

Jacqueline Harpman est décédée aujourd’hui. Psychanalyste et auteure belge bien connue, elle nous laisse une très belle oeuvre dont  « La plage d’Ostende », « Orlando », « En toute impunité », « Moi qui n’ai pas connu les hommes ». Ce roman est sans doute celui qui m’a le plus marquée en tant que lectrice.

Je l’avais reçue au Collège Saint-Guibert en 2004 lors d’une très agréable après-midi durant laquelle nous avions parlé du livre « Le passage des éphémères » édité chez Grasset.

Pour une biographie plus complète je vous renvoie à l’article du Vif l’Express.

Et si vous n’avez jamais rien lu d’elle je vous invite à le faire.

 

Laurence

 

 

 

album de jeunesse, Ecole des loisirs

L’argent ne fait pas le bonheur…

Sous ce titre je vous parle de quatre albums que je viens de lire :

 

Mon préféré :

 

bravo.gif

Normal
0
21

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;}

Un touriste prend en photo un pêcheur faisant la sieste à bord de son canot. Après trois « clic » le pêcheur est évidemment réveillé et le touriste lui demande s’il va bientôt partir pêcher. L’autre lui répond qu’il y est allé ce matin et qu’il a gagné suffisamment pour sa journée. Cela étonne le touriste qui lui dit que c’est dommage car la mer est belle et qu’il pourrait gagner plus en pêchant plus et investir cet argent pour développer son affaire. Il faut suivre la démonstration de ce touriste jusqu’au bout, c’est très amusant mais surtout très interpellant face à notre société qui recherche le profit à tout prix.

Le texte est de Heinrich Böll adapté par Bernard Friot et mis en images par Emile Bravo aux éditions P’tit Glénat.

 

ali.gifQui veut aider Ali Baba? Il est perdu dans le désert avec son trésor. Il demande de l’aide à un vautour en échange d’or mais le vautour ne s’intéresse qu’aux os du dromadaire qui transporte l’or. Sur le chemin ils arrivent à une pyramide. Grâce à la formule bien connue, la pyramide s’ouvre sur une momie qui s’intéresse au trésor d’Ali Baba et pas à le faire sortir du désert. Puis vient le génie de la lampe. Mais le pauvre Ali Baba est voué à errer dans le désert.  « Il est riche, mais il est perdu ».

Perceval Barrier – Matthieu Sylvander, école des loisirs

 

chateau.gifEmile est le roi du château qu’il a construit sur la plage. Un château éphémère mais très doux.

 

 

 

Adrien Albert – Jeanne Taboni Misérazzi, école des loisirs

 

azélie.gif

Zélie écoute les petits malheurs des uns et des autres. Elle les prend en elle et reçoit  d’eux des petits pois de couleur qu’elle redistribue autour d’elle. Mais le petit Jules, lui, n’a pas eu le temps de se confier et son chagrin lui pèse. Il lui faudra plus de temps qu’aux autres pour voir son pois se développer et son chagrin disparaître.

Le dessin et l’histoire sont touchant.

Christelle Vallat – Stéphanie Augusseau, éditions Alice jeunesse

Luce Wilquin

« Si tu passes la rivière », Genevièvre Damas, éd. Luce Wilquin

Comédienne et auteure de pièces de théâtre, Geneviève Damas publie un premier roman très maîtrisé.

L’histoire se passe dans une famille villageoise dont la mère et la fille ont quitté la maison. Reste le père autoritaire et trois fils. Le plus jeune François s’occupe des cochons et réfléchit à sa condition de dernier né et d’orphelin. Peu à peu il va sortir du giron familiale et rencontrer les villageois pour connaître ses origines et tous ces interdits qui pèsent sur lui: ne pas passer la rivière en fait partie; pourtant de l’autre côté il y a les décombres d’une ferme qui l’intriguent depuis toujours.

Très beau roman que celui-là, bien écrit, belle histoire bouleversante d’un jeune homme qui cherche ses origines.

L’auteur a assurément bien mérité son prix Rossel.

 

Laurence

Commander le livre en ligne

Actualité et animations

Journée de la librairie indépendante

 

un livre une rose.jpgUne saison en librairie

 

 

 

Cette année encore, le syndicat des libraires francophones de Belgique s’est associé à l’action de l’association Verbes qui, depuis 13 ans, se mobilise pour  La Fête de la Librairie par les libraires indépendants, version française de la Sant Jordi catalane. La tradition catalane veut que le 23 avril, jour de la Sant Jordi -patron des libraires- l’on offre un livre et une rose. Cet évènement est devenu, sous l’égide de l’Unesco, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

 

 

 

Une trentaine de libraires belges indépendants y participent et offriront le samedi 28 avril à leurs clients une rose et un livre emblématique du LIVRE :  

 

                

 

Une saison en librairie 

 

 Nous vous proposons douze extraits d’œuvres classiques qui sont toujours dans les fonts baptismaux de la librairie. Elles en constituent les murs porteurs.

 

 • JANVIER •

 

En attendant Godot, Beckett

 

• FEVRIER •

 

Un barrage contre le pacifique, Marguerite Duras

 

• MARS •

 

La peau de chagrin, Balzac

 

• AVRIL •

 

L’Ecume des jours, Boris Vian

 

• MAI •

 

Les Fleurs du mal, Baudelaire

 

• JUIN •

 

Le Rouge et le noir, Stendhal

 

• JUILLET •

 

L’Etranger, Albert Camus

 

• AOUT •

 

Un amour de Swann, Proust

 

• SEPTEMBRE •

 

Journal du voleur, Jean Genet

 

• OCTOBRE •

 

Madame Bovary, Flaubert

 

• NOVEMBRE •

 

Une Saison en enfer, Rimbaud

 

• DECEMBRE •

 

Voyage au bout de la nuit, Céline

 

Jamais ces oeuvres-là ne tariront.  Elles transforment le présent en éternité et nous font aller toujours plus loin.

 

Douze oeuvres correspondant à chaque mois de l’année, comme un merveilleux bréviaire ou un agenda perpétuel conviant les cinq sens des lecteurs à les goûter de nouveau…

 

Ce sont ces livres-là que l’on appelle des livres de fond en librairie. Des livres « premiers », fondateurs.

 

 Et pour nous, passeurs de livres, c’est à partir d’eux que, toujours, tout recommence. Forgeant quotidiennement notre oreille littéraire, ils nous permettent d’accueillir de nouvelles tonalités et nous donnent le la.

 

 Nous espérons, que ce livre, suscitera chez vous non seulement le plaisir de recevoir cette création mais aussi et surtout le désir de défendre notre métier.