Que diriez-vous de mourir pour mieux vivre ? Dans son dernier roman, Foenkinos explore le concept du frisson de la mort commercialisée à Séoul. Une histoire optimiste, touchante et drôle, explorant des sujets de société actuels tout en interrogeant sur le sens de la vie.
Un monde à refaire, Claire Deya, éd. de L’Observatoire :
Alors que la paix est presque atteinte, Français, Allemands et résistants se mettent en danger afin de déminer les plages du sud de la France. On suit Vincent, à la recherche de la femme qu’il aime et qui a disparu, Saskia, jeune survivante juive essayant de retrouver sa place, et Fabien, ancien résistant. Un premier roman tendre et émouvant sur la reconstruction d’une France (mais pas que) fracturée par la deuxième Guerre Mondiale.
L’écorché, Bernard Tirtiaux, Genèse édition :
En 2028, la vie tranquille du chirurgien et sculpteur Philippe est bouleversée par le retour d’Olga, son amour passé. Celle-ci, mère de Vlad, une icône engagée contre les injustices, le sollicite pour reconstruire le visage vitriolé de son fils. Impliqué malgré lui dans un mouvement mondial, Philippe doit naviguer à travers des pièges, mêlant amour et engagement sociétal.
Flamboyant crépuscule d’une vieille conformiste, Emmanuelle Pirotte, Le Cherche Midi édition :
Dominique, 81 ans, confrontée à la maladie d’Alzheimer, opte pour un adieu sans détour à sa vie, ses enfants et ses bibelots. Avec une férocité réjouissante, elle se débarrasse des conventions bourgeoises, offrant une perspective élevée sur l’Existence tout en triant ses souvenirs. Flamboyant crépuscule d’une vieille conformiste est le portrait d’une femme qui se lance, avec panache, dans un ultime face-à-face avec elle-même.
Chères amies et chers amis de la libraire, Comme chaque année à cette période, tout le monde reprend ses activités après une coupure estivale permettant repos, lectures, et temps en famille ou entre amis. Ce courrier a pour but de vous annoncer toutes les belles rencontres que je vous ai concoctées pour le trimestre à venir Afin de ne pas faire de jaloux , nous aurons des rencontres pour les adultes et pour les jeunes en partenariat avec la Bibliothèque de Gembloux rue des Oies ou avec le Centre Culturel l’Atrium dans le cadre du festival Sanza-ya-Congo initié par Ernage Animation. Le mercredi 20 septembre à 19h30, nous recevons Michel Lambert pour son très beau roman intitulé Cinq jours de bonté édité aux éditions Le beau jardin et paru en mai. Ceux qui ont fréquenté la librairie depuis lors savent que c’est un de mes coups de cœur. D’une écriture magnifique, ce roman plein d’émotions nous conte l’histoire d’un homme qui retrouve sa femme après une séparation longue et difficile. C’est un portrait tout en délicatesse et nuances d’un homme de notre époque. Michel Lambert a déjà publié plusieurs romans et recueils de nouvelles et a reçu le prix Rossel en 1988 pour son roman, Vie d’oiseaux. Inscriptions souhaitées à la librairie.
Le samedi 23 septembre à 15h, dans le cadre des fêtes de Wallonie à Gembloux, nous vous proposons une rencontre musicale avec Monsieur Nicolas, auteur compositeur pour enfants. Il viendra nous présenter son album « La tête dans les nuages » et chantera quelques chansons tirées de son spectacle. En partenariat avec la bibliothèque de Gembloux et la Ville de Gembloux. Inscriptions souhaitées au 081/600.346 ou à info@librairieantigone.be.
Le lundi 25 septembre à 19h30, à la librairie nous vous proposons dans le cadre du festival sur le Congo
SÁNZÁ YA CONGO une soirée sur les Lettres Congolais présentées par José Mabita et enrichie du témoignage de Lilia Bongi autrice du livre Amsoria qui a reçu le Grand Prix congolais du livre pour celui-ci. Dans le cadre de ce festival, le mercredi 18 octobre à 18h, la librairie organise également une soirée avec la conteuse Ria Carbonez autour du livre « La légende de la femme-oiseau » de Lilia Bongi inspiré de contes traditionnels de son enfance. Prix d’entrée 10€, à partir de 7 ans. lieu : Bibliothèque de Gembloux, rue des Oies 1a/2a, 5030 Gemblouxtout le programme sur le site de l’Atrium :
https://atrium57.be/agenda/sanza-ya-congo/Toujours dans ce cadre mais hors programmation, le jeudi 5 octobre à 19h30, vous pourrez rencontrer Fabienne Zutterman qui publie aux éditions Empaj le roman
L’Afrique pour se perdre. Dans ce roman autobiographique, Fabienne Zutterman parle de sa découverte de l’Afrique post-coloniale des années 70. Réservation souhaitée.
Le vendredi 13 octobre, dans le cadre de la Fureur de lire, nous rééditons en partenariat avec la bibliothèque de Gembloux, l’animation « Dévorons dans le noir ». Venez déguster un apéro dînatoire et découvrir un auteur belge édité dans la collection Espace Nord. 15€ tout compris, à la bibliothèque communale, rue des oies 1a/2a, le paiement tient lieu de réservation. 081/600.346
Le mercredi 22 novembre à 16h30 à la librairie, l’équipe des Marmottons viendra nous chanter quelques chansons et nous présenter ses albums pour enfants. Leur slogan ? « Des histoires pour que le monde tourne plus rond » ! Ce sont des livres conçus pour se poser des questions et susciter la discussion. Découvrez « Plus vite Elliot, non d’une carotte ou encore Sur les pas de Sacha. Réservation souhaitée à la librairie.
Le mardi 28 novembre à 1930, Jérôme Colin, animateur littéraire bien connu de la RTBF et auteur de romans reviendra à Gembloux nous présenter son nouveau roman intitulé Les Dragons et paru aux éditions Allary. Les dragons c’est le mot inscrit sur le mur de cette institution psychiatrique pour adolescents dans laquelle est placé le héros suite à un décrochage scolaire et des faits de violence. L’auteur voudrait provoquer une prise de conscience du grand public sur le mal-être de nos jeunes et des conséquences que cela pourrait avoir sur notre société. Un livre utile et poignant ! A lire de toute urgence. La rencontre se fera à la Bibliothèque de Gembloux, rue des oies 1a/2a. Réservation souhaitée.
Le jeudi 7 décembre à 19h30, nous terminerons l’année en beauté et en musique également avec la venue de Vincent Engel auteur de la série Le monde d’Asmodée qu’il vient de clôturer avec le roman Vous qui entrez à Montechiarro édité chez Ker. La soirée sera littéraire et musicale puisque nous aurons l’honneur d’écouter en primeur la musique composée par Line Adam pour illustrer La chanson de l’oubli de Giacolli qui parcourt tous les livres de la série. Réservation souhaitée.
Et voilà, je crois qu’il y en a pour tous les goûts et tous les âges et que cela vous donnera l’envie de venir. A bientôt ? Laurence
Angelo Tijssens est un réalisateur et dramaturge néerlandais. Au bord, son premier roman, a été salué par la critique en Flandre et aux Pays-Bas.
Le plan de ce livre est assez simple : à la mort de sa mère, un homme redécouvre les lieux de son enfance et part à la recherche de son amour de jeunesse. Son séjour lui rappelle son enfance difficile due à une mère alcoolique et oppressive, ainsi qu’à la découverte de son homosexualité.
Ce n’est pas un roman d’amour. C’est un roman sur l’amour. Ou plus justement, c’est un roman sur le non-amour.
Ce qui caractérise Au bord, c’est son langage poétique et brutal, ses successions de phrases courtes dénuées de contexte, ni lieu, ni heure, ni prénom, aucune description physique, tout le « superflu » est mis de côté.
Parmi les livres repris, j’en ai lu deux que j’ai beaucoup aimés.
Le premier lu est « Sauvage est celui qui se sauve » de Veronika Mabardi, édité par les éditions Esperluète.
C’est un très beau texte dans lequel l’autrice évoque son frère décédé. Celui-ci, d’origine coréenne, avait été adopté par la famille Mabardi et avait presque le même âge qu’elle. C’est un récit beau, touchant, poétique qui rend hommage à ce frère trop tôt disparu, artiste en devenir tourmenté par son déracinement et qui n’a pas su s’apaiser.
Le livre est accompagné de dessins de ce frère aimé qui a laissé une trace indélébile dans la vie de Veronika Mabardi.
Le livre est disponible à la librairie au prix de 19€.
Le deuxième livre de la sélection que j’ai lu et beaucoup apprécié est « L’engravement » d’Eva Kavian publié aux éditions La Contre-Allée.
Ils sont là sur le chemin, ces parents, solitaires, en couple, en famille ou pas. C’est le jour des visites, celui ou, malgré la foule, on se sent seul pour aller rendre visite à cet enfant enfermé en hôpital psychiatrique. Chacun y va avec son vécu, sa petite voix intérieure qui relate son humeur, son amour, sa tristesse ou peut-être sa joie parce que c’est le jour de sortie. Eva Kavian fait parler ses personnages de très belle manière et emmène son lecteur à sa suite dans des émotions fortes. Chaque petit chapitre est entrecoupé d’un court texte, voix de aseptisée masquant les émotions.
Ce roman m’a bouleversée, je n’avais qu’une envie en le refermant, c’était de le relire et de le partager avec vous, lecteurs. C’est pourquoi, j’ai invité Eva Kavian a venir nous parler de son travail d’écriture.
La rencontre avec Eva Kavian aura lieu le mercredi 16 novembre à 19h30 à la librairie.
N’hésitez pas à vous inscrire au 081/600.346 ou à librairieantigone@skynet.be
Les autres livres sélectionnés sont
L’apparence du vivant de Charlotte Bourlard publié aux éditions Inculte
Ainsi pleurent nos hommes de Dominique Celis publié aux éditions Philippe Rey
L’apocalypse heureuse de Stéphane Lambert publié chez Arléa
« Souvent elle le retrouvait endormi dans son lit. Quelle que soit l’heure. Un lit pour une personne et demie, installé dans le coin de la pièce qui servait à tout. Couché nu ou à peine vêtu. Et quand elle est entrée elle l’a de nouveau trouvé comme ça, habillé de son seul caleçon, étendu sur le côté, bras croisés sur la poitrine, tranquille comme s’il était mort, dans un état d’apaisement qui donnait envie d’être à sa place. »
Ariane Le Fort, autrice belge et prix Rossel pour le roman « Beau-fils » en 2003, a l’art de créer des personnages attachants et de dépeindre leur complexité avec peu de mots.
Janet est attirée par Pierre, cinéaste en perdition après la mort de sa fille dans un accident. Elle ne sait pas si ce qui l’attire en lui n’est pas aussi ce qui la repousse. Elle doit aussi maîtriser son angoisse, elle, dont le fils est parti sur un coup de tête amoureux à l’autre bout de la planète.
Un texte tout en douceur, de belles phrases, un beau texte, de belles scènes.