Actualité et animations, auteur belge, Espace Nord, Ker éditions, littérature belge, Littérature francophone, Litttérature de jeunesse, Prix Rossel, Romans

Les prochaines animations à la librairie Antigone

Chères amies et chers amis de la libraire,
Comme chaque année à cette période, tout le monde reprend ses activités après une coupure estivale permettant repos, lectures, et temps en famille ou entre amis.
Ce courrier a pour but de vous annoncer toutes les belles rencontres que je vous ai concoctées pour le trimestre à venir
Afin de ne pas faire de jaloux 🙂 , nous aurons des rencontres pour les adultes et pour les jeunes en partenariat avec la Bibliothèque de Gembloux rue des Oies ou avec le Centre Culturel l’Atrium dans le cadre du festival Sanza-ya-Congo initié par Ernage Animation.
Le mercredi 20 septembre à 19h30, nous recevons Michel Lambert pour son très beau roman intitulé Cinq jours de bonté édité aux éditions Le beau jardin et paru en mai. Ceux qui ont fréquenté la librairie depuis lors savent que c’est un de mes coups de cœur. D’une écriture magnifique, ce roman plein d’émotions nous conte l’histoire d’un homme qui retrouve sa femme après une séparation longue et difficile. C’est un portrait tout en délicatesse et nuances d’un homme de notre époque. Michel Lambert a déjà publié plusieurs romans et recueils de nouvelles et a reçu le prix Rossel en 1988 pour son roman, Vie d’oiseaux. Inscriptions souhaitées à la librairie.

image.png

Le samedi 23 septembre à 15h, dans le cadre des fêtes de Wallonie à Gembloux, nous vous proposons une rencontre musicale avec Monsieur Nicolas, auteur compositeur pour enfants. Il viendra nous présenter son album « La tête dans les nuages » et chantera quelques chansons tirées de son spectacle. En partenariat avec la bibliothèque de Gembloux et la Ville de Gembloux. Inscriptions souhaitées au 081/600.346 ou à info@librairieantigone.be.

image.png

Le lundi 25 septembre à 19h30, à la librairie nous vous proposons dans le cadre du festival sur le Congo 

SÁNZÁ YA CONGO une soirée sur les Lettres Congolais présentées par José Mabita et enrichie du témoignage de Lilia Bongi autrice du livre Amsoria qui a reçu le Grand Prix congolais du livre pour celui-ci.
Dans le cadre de ce festival, le mercredi 18 octobre à 18h, la librairie organise également une soirée avec la conteuse Ria Carbonez autour du  livre « La légende de la femme-oiseau » de Lilia Bongi inspiré de contes traditionnels de son enfance. Prix d’entrée 10€, à partir de 7 ans. lieu : Bibliothèque de Gembloux, rue des Oies 1a/2a, 5030 Gemblouxtout le programme sur le site de l’Atrium : 

https://atrium57.be/agenda/sanza-ya-congo/Toujours dans ce cadre mais hors programmation, le jeudi 5 octobre à 19h30, vous pourrez rencontrer Fabienne Zutterman qui publie aux éditions Empaj le roman 

L’Afrique pour se perdre. Dans ce roman autobiographique, Fabienne Zutterman parle de sa découverte de l’Afrique post-coloniale des années 70. Réservation souhaitée.

Le vendredi 13 octobre, dans le cadre de la Fureur de lire, nous rééditons en partenariat avec la bibliothèque de Gembloux, l’animation « Dévorons dans le noir ». Venez déguster un apéro dînatoire et découvrir un auteur belge édité dans la collection Espace Nord. 15€ tout compris, à la bibliothèque communale, rue des oies 1a/2a, le paiement tient lieu de réservation. 081/600.346

image.png

Le mercredi 22 novembre à 16h30 à la librairie, l’équipe des Marmottons viendra nous chanter quelques chansons et nous présenter ses albums pour enfants. Leur slogan ? « Des histoires pour que le monde tourne plus rond » ! Ce sont des livres conçus pour se poser des questions et susciter la discussion. Découvrez « Plus vite Elliot, non d’une carotte ou encore Sur les pas de Sacha.  Réservation souhaitée à la librairie.

image.png

Le mardi 28 novembre à 1930, Jérôme Colin, animateur littéraire bien connu de la RTBF et auteur de romans reviendra à Gembloux nous présenter son nouveau roman intitulé Les Dragons et paru aux éditions Allary. Les dragons c’est le mot inscrit sur le mur de cette institution psychiatrique pour adolescents dans laquelle est placé le héros suite à un décrochage scolaire et des faits de violence. L’auteur voudrait provoquer une prise de conscience du grand public sur le mal-être de nos jeunes et des conséquences que cela pourrait avoir sur notre société. Un livre utile et poignant ! A lire de toute urgence. La rencontre se fera à la Bibliothèque de Gembloux, rue des oies 1a/2a. Réservation souhaitée.

image.png

Le jeudi 7 décembre à 19h30, nous terminerons l’année en beauté et en musique également avec la venue de Vincent Engel auteur de la série Le monde d’Asmodée qu’il vient de clôturer avec le roman Vous qui entrez à Montechiarro édité chez Ker. La soirée sera littéraire et musicale puisque nous aurons l’honneur d’écouter en primeur la musique composée par Line Adam pour illustrer La chanson de l’oubli de Giacolli qui parcourt tous les livres de la série. Réservation souhaitée.

image.png


Et voilà, je crois qu’il y en a pour tous les goûts et tous les âges et que cela vous donnera l’envie de venir.
A bientôt ?
Laurence

Actes Sud, arbre, Arthaud, Littérature étrangère, Littérature francophone, Romans, Stock

Des forêts et des hommes

Quel que soit le genre (roman, essais, beaux livres…), les arbres inspirent les auteurs. Les romans foisonnent : après, entre autres, le remarquable roman de Karl Marlantes, Faire bientôt éclater la terre, retraçant le parcours de trois immigrés finlandais aux Etats-Unis et l’engagement d’Aino – la soeur – dans la lutte pour les droits des travailleurs – en l’occurrence les bûcherons – à travers la constitution des premiers syndicats ; après l’autre passionnante saga forestière, Lorsque le dernier arbre, de Michael Christie, récemment parue en poche, ce sont les militants écologistes qui sont au cœur des romans de ce début d’année. En voici trois qui font le malheureux constat que, en des temps et des lieux différents, la forêt souffre et ceux qui la défendent ont bien du mal à faire entendre ses intérêts et ceux du vivant – dont l’être humain – en général.

Les derniers géants d’Ash Davidson, un premier roman publié chez Actes Sud, se déroule en 1977, en Californie du Nord, dans une communauté de bûcherons. Les protagonistes en sont un couple (Rich et Colleen) et leur fils (Chub). Rich a toujours rêvé – comme tous les hommes de la famille qui l’ont précédé – d’acheter la parcelle 24-7 (nommée ainsi d’après un énorme séquoia sis sur cette terre). L’occasion lui en est donnée au début du roman, moyennant un énorme prêt et la mise à sec des économies du couple en vue d’un deuxième enfant. Il va donc contracter ce prêt sans en parler à sa femme et se mettre une pierre autour du cou : l’angoisse de chaque échéance l’étreignant au plus haut point. Colleen, quant à elle fait fausse couche sur fausse couche et culpabilise. Quand un jour réapparaît son amour de jeunesse – mais nous ne sommes pas dans une bluette – qui revient pour aider sa mère, atteinte d’un cancer, et réaliser une étude sur la qualité des eaux de la région : des herbicides sont en effet épandus sur les parcelles pour faciliter l’accès aux séquoias.

S’ensuit un combat acharné entre les bûcherons (dont c’est le gagne-pain), les familles qui prennent peu à peu conscience de l’impact de ces produits sur les corps (on compte de nombreuses fausses couches, des enfants mort-nés ou malformés ; des animaux aussi) et les activistes écologiques. Et évidemment les patrons qui manipulent tout le monde en s’en mettant plein les poches sans aucun scrupule. Un roman qu’on imaginerait bien adapté au cinéma, tant Ash Davison a le sens du détail qui nous fait visualiser et entendre chaque scène.

Gabrielle Filteau-Chiba revient, quant à elle, avec un troisième roman. Après Encabanée et Sauvagines, nous retrouvons Anouk et Raphaëlle pour une aventure engagée et militante. Délaissant leur mode de vie solitaire, elles rejoignent d’abord une ferme communautaire. Si Raphaëlle évolue comme un poisson dans l’eau auprès de ses camarades retrouvés, Anouk a plus de difficulté à gérer la promiscuité, elle qui a depuis longtemps quitté la société pour une vie d’ermite. Elle s’y astreint cependant tant bien que mal. Parallèlement, nous suivons Riopelle, alias Robin, alias… autant d’identité pour un homme qui ne dévoilera vraiment la sienne qu’à la toute fin du récit. En effet, en tant qu’activiste écologique radical, celui-ci a abandonné toute attache personnelle pour servir pleinement la cause. Accablé par les conséquences d’une de ces actions – la mort d’un homme innocent –, il s’engage néanmoins dans un nouveau projet : sauvegarder forêt du Kamouraska menacée par un projet d’oléoduc. Anouk et Raphaëlle rejoindront elles aussi cette opération Bivouac. Celle-ci n’est pas sans risque : les écoguerriers sont prêts à payer cher leur engagement vital pour la Terre.

Vadim, presque trentenaire, n’a jamais travaillé, jamais eu de soucis d’argent, ne jure que par le bitcoin et n’a pas l’intention de mettre un terme à sa vie oisive. C’est sans compter sur la chute du bitcoin qui le met à sec. N’en démordant pas, il fait l’autruche, s’enferme dans son appartement, passant ses journées à jouer aux jeux vidéos et à se faire livrer des plats préparés. C’est n’est qu’en tout dernier recours qu’il se résout à accepter un travail. Nous le découvrons simple stagiaire, mais c’est une mission bien plus dangereuse qu’il s’apprête à remplir : sauver les forêts ukrainiennes détruites par un véritable système mafieux. Un roman sombre et violent d’un jeune auteur ukrainien, aujourd’hui sur le front.

Nadège

Fantasy/Science-fiction, Littérature francophone, Livre de poche, poche, Romans

« Quitter les monts d’Automne », Emilie Querbalec, Livre de Poche

Tu sais pourquoi j’aime tant ta planète, Kaori ? […]

J’aime Tasai, parce que le Flux n’y a que très peu d’emprise. […] Et la technologie est si peu présente au quotidien que je peux passer des jours sans me lier. J’aime cette sensation de liberté.

Kaori est enfant lorsque ses parents disparaissent dans un incendie. Recueillie par sa grand-mère, Kaori espère elle aussi connaître le Ravissement, l’appel à s’inscrire dans la tradition familiale du « Dit » : l’écriture étant interdite sur Tasai, c’est oralement que se transmet l’histoire de l’humanité. Mais il semble que le destin en ait décidé autrement pour Kaori : elle ne sera pas une conteuse renommée comme sa mère et sa grand-mère. C’est une formation de danseuse que suit la jeune fille.

A la mort de sa grand-mère, Kaori est confiée à une autre famille de conteurs. Elle n’emportera avec elle que très peu de choses, la plus précieuse étant un étrange rouleau calligraphié protégé par un mécanisme ne s’ouvrant qu’à elle. Kaori ne comprend évidemment pas la signification de ce qui est écrit sur ce rouleau et elle prend un risque énorme en le transportant avec elle, mais elle soupçonne aussi qu’il est la clef de son histoire.

Désireuse de percer le mystère qui entoure ce rouleau et sa propre vie, Kaori fera tout pour rejoindre la capitale et y retrouver un Maître croisé dans son enfance. Elle ne se doute pas que ce voyage la mènera bien plus loin encore.

« Quitter les monts d’Automne » a reçu le prix Rosny Aîné 2021 récompensant des œuvres de science-fiction francophones.

Littérature francophone, Zoé

« Tortues », de Bruno Pellegrino, Editions Zoé

D’où vient cette peur enfantine d’un incendie qui ravagerait la maison, détruirait les objets, les carnets, ce qui constitue une vie, si jeune soit-elle ? Mystère. Bruno Pellegrino « ne sai[t] pas d’où vient cette inquiétude. L’enfant n’a pas connu d’arrachement, cette chambre est la sienne depuis toujours. Mais si cela devait arriver, s’il fallait partir, il veut être prêt. Il range dans le dernier tiroir de son bureau ses biens les plus précieux […] La nuit où la maison brûlera, lorsque sa mère viendra le chercher et lui dira de sortir, vite, vite, il n’aura qu’à emporter le tiroir avant de quitter la chambre. » Chaque dimanche, le rituel se répète : trier, jeter, conserver.

Plus tard, la question se pose de savoir que garder de la vie des autres : cette écrivaine décédée dont il est chargé d’inventorier les documents ; Marthe, la poétesse inconnue qu’il recherche avec minutie ; Françoise, l’héritière du poète suisse Gustave Roud, qui elle-même entretient fidèlement la mémoire du grand homme en classant ses photos, en prenant soin de sa maison. Trier, conserver, jeter, exhumer et entretenir la mémoire, rendre vie en sortant de l’oubli, préserver ces petits riens qui font une vie, traquer la mention d’un nom dans une nécrologie, s’interroger : que signifie archiver ? Tout conserver ou sélectionner ? Et si l’on sélectionne, est-ce encore faire œuvre de mémoire ou plutôt œuvre d’oubli ? « si fabriquer des archives consiste à en détruire la pus grande partie, alors l’archive n’est pas un moyen de garder la mémoire, mais une méthode pour apprendre à oublier »

Et puis, que signifie oublier, se souvenir ? Qu’est-ce que la mémoire ? Comment fonctionne-t-elle ? Existe-t-elle seulement ? Ainsi que nos souvenirs ? Ou ne sont-ils qu’une fiction, des images qui « s’altère[nt] », que l’on reconstruit, dont on se persuade ?

Tortues constitue l’autoportrait d’un auteur en une mosaïque de souvenirs, d’enquêtes sur soi et sur d’autres, un recueil à la fois personnel et universel, où l’on retrouve la patte poétique reconnaissable de Bruno Pellegrino, déjà appréciée dans son roman Là-bas, août est un mois d’automne.

Nadège

Quelques sorties « poche » à découvrir !

Coup de cœur de Nadège Une vieille dame doit pour la première fois de sa vie abandonner la maison où elle a grandi, où elle a vécu. Cette maison, elle l’a dans l’a peau et lui a consacré sa vie entière. Alors qu’elle est contrainte de la quitter, elle revisite ses souvenirs au fil des…

Quelques romans jeunesse lus par Laurence

Les enfants de Chatom, Thomas Lavachery, éd. Ecole des loisirs, collection Médium L’action du nouveau roman de notre compatriote Thomas Lavachery se situe dans le petit village imaginaire de Chatom, perdu au milieu de de la campagne américaine dans les années 30. On pourrait croire que rien ne s’y passe jamais mais Sam et Alice,…