Minuit, Romans

14, Jean Echenoz, éditions Minuit

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Petit roman par la taille mais grand roman par la qualité. D’une écriture concise et recherchée grâce à laquelle on est plongé dans l’horreur de la Grande Guerre comme on l’a surnommée. 

5 hommes s’en vont à la guerre la fleur au fusil, certains que celle-ci ne va pas durer, une jeune femme enceinte attend le retour de l’un d’entre eux. Comment vont-ils vivre cette guerre du côté des combattants ou des civils.

Je ne dévoilerai rien de plus mais je vous le conseille vivement.

Laurence

 

 

Romans, Zellige

« Le géranium de Monsieur Jean », Michel Torrekens

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Le 22 novembre je recevais Michel Torrekens pour la sortie de son roman « Le géranium de Monsieur Jean » édité chez Zellige.

Ce magnifique roman évoque la fin de vie de Jean, ancien horticulteur, qui voit son espace de vie se réduire à une chambre de maison de repos. Alors qu’on pourrait penser qu’il va se morfondre, au contraire c’est l’occasion pour lui dévoquer ses souvenirs, de profiter encore des petits bonheurs et de remettre en perspective sa vie. Plein de poésie et de trouvailles narratives, ce livre a ému tous ceux qui l’ont lu jusqu’à présent.

Nous étions près de 75 personnes à venir écouter l’auteur,  natif de Gembloux et bien connu des Gembloutois.

Une très belle soirée dont voici quelques photos en noir et blanc. Dès que j’ai récupéré le fichier avec mes photos, je le poste sur facebook. 

Vu l’affluence, la soirée a eu lieu à la Clé des champs, sur la place de l’Orneau. Merci à Annick et Greta pour leur accueil.

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Romans, Zulma

L’embellie, Audur Ava Olafsdottir, éditions Zulma

littérature scandinave, Zulma, Audur Ava Olafsdottir

Par l’auteur du livre « Rosa Candida », une belle histoire de femme.

La narratrice, en instance de divorce, se voit confier la garde de Tumi, le fils de sa meilleure amie.Seule et un peu perdue, elle décide de faire le tour de son île, l’Islande, en voiture avec ce petit garçon différent. 

J’ai été emportée par l’histoire, douce et violente à la fois, très humaine et attachante.

Un très beau roman et une traduction réussie.

Laurence

Actes Sud, Actualité et animations, Romans

Prix Goncourt 2013

Une fois n’est pas coutume, voici un livre que j’ai beaucoup aimé et qui vient de recevoir le prix Goncourt,

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« Le sermont sur la chute de Rome » de Jérôme Ferrari aux éditions Actes Sud.

Si vous êtes passés par la librairie depuis septembre, vous l’avez sûrement vu au tableau et je vous l’ai peut-être conseillé.

 

L’histoire se passe en Corse où deux jeunes gens décident de reprendre un bar-tabac grâce à l’aide financière du grand-père d’un des deux.

La situation et l’ambiance du bar peuvent paraître idylliques mais on sent sourdre la violence derrière et peu à peu tout va changer. La fin du livre pose des questions essentielles sur notre vision du monde et ce que nous voulons faire de notre vie.

L’écriture, de toute beauté, vous porte durant tout le livre.

Je me réjouis qu’il ait reçu le prix. 

Romans, Weyrich

« L’argile et la craie », Jules Boulard, éditions Weyrich, l’avis de Jacquy

Comment réagissent les soldats qui sont sortis vivants de la boucherie de la 1ère guerre mondiale. J’avais déjà lu des romans de ce style, ils se passaient en France. L’avantage de celui-ci est qu’il se passe chez nous, que nous pouvons visionner les lieux.

 

Visionner les lieux mais aussi retrouver l’atmosphère  qui était rapportée par mes grands-parents. De ce côté, je crois que les lecteurs de ma tranche d’âge aimeront probablement plus ce roman que les jeunes. Je me trompe ?

 

L’école primaire du début des années 60 n’était guère différente de celle décrite ici. Surtout quand on a eu comme instituteur un presque retraité, ancien combattant de 40-45.

Savez-vous que la première demi-heure de chaque jour était consacrée au catéchisme ? A l’école communale des garçons. Impensable maintenant. Et pourtant, tout le monde était présent. Certains parce qu’il le fallait bien.

 Le curé était réellement quelqu’un de très influent. Les tensions entre Calotins et Rouges bien réelles, arbitrées par les Bleus libèrô . Surtout dans les jours précédant les élections communales.

 

Le personnage principal remet trop souvent ses cauchemars sur le tapis. Mais, je suis persuadé que c’est vraiment ce qui se passait dans leurs têtes. Je n’ai jamais eu la certitude que des Léonce Parisot ont sévi dans la région. Mais les commérages allaient  bon train à ce sujet.

D’ailleurs, il suffisait de regarder les traits du visage de x : c’est le portrait tout craché de y.

 

Le curé ressemble assez à celui qui m’a baptisé mais que je n’ai que peu connu. Sûr de son fait, sévère paraît-il. Tiens ! Il n’y a pas de bedeau dans le livre ? Bizarre.

La différence est qu’il faisait sonner les cloches à toute volée quand l’équipe de balle pelote du village était championne !

J’ai connu un autre curé qui fonçait sur son vélo pour demander aux gens de fermer leur porte parce que les Jéhovas arrivaient.

 

Voilà, je ne parlerai pas du style d’écriture : je laisse cela à ceux qui ont suivi les études « pour ».

Mais si j’ai bien aimé, c’est sans doute aussi parce que le style est « aéré », avec beaucoup de dialogues pour rendre la lecture plus passionnante et réaliste.