Romans

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

 Après deux années de présence dans le classement des meilleures ventes de livres en France, ce sympathique roman épistolaire vient de sortir en poche. Gageons que ce format lui assure également une longue pérennité.

 

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Juliet est une jeune londonienne qui, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, reçoit la lettre d’un habitant de Guernesey qui a acheté un livre lui appartenant et qui lui demande de lui en envoyer d’autres. L’échange de missives va permettre à Juliet de connaître l’histoire de l’île durant l’Occupation ainsi que celle de ce fameux cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates créé par hasard pour déjouer l’ennemi.

Il s’agit là d’une lecture très agréable sans être idiote, nous vous le recommandons chaleureusement!

Cynthia

Romans

La Séduction des hommes tristes – Françoise Lalande

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             La séduction des hommes tristes met en scène un couple improbable, un homme âgé et une femme beaucoup plus jeune que lui. Il vient de Belgique, elle est mexicaine. Il est propriétaire, elle est sa servante et l’aide à entretenir cette petite maison de plage mexicaine dans laquelle il a échoué après des tribulations autour du monde. Il s’agit d’un couple dans lequel la communication intervient peu ou prou. Mais, en l’espace de quelques heures, ils vont véritablement se déclarer un amour aussi impropable qu’impromptu, le souvenir de l’Empereur Maximilien et une série télévisée à la mode les y aidant en filigrane.

              Je préfère ne pas en dire plus et vous laissez ainsi le loisir mais également le plaisir de découvrir ce roman d’une auteure belge, publié chez Luce Wilquin. La Séduction des hommes tristes est une nouvelle fois la preuve que cette maison d’édition a le « nez » pour dénicher les talents et nous offrir de superbes romans.

 

Cynthia

Romans

« Nagasaki » – Eric Fraye

S’il n’avait reçu le Grand prix du roman de l’Académie, le roman d’Eric Faye serait probablement passé inaperçu. Pourtant, il vaut la peine que l’on s’y attarde.

 

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Il met en scène un homme, la cinquantaine, célibataire, ordonné et méticuleux. Alors son frigo se vide sans qu’il n’en responsable, devenant soupçonneux, il décide d’installer une webcam dans sa cuisine et de l’observer depuis son lieu de travail. Il découvre qu’une femme vit chez lui à son insu…Ne se sentant plus véritablement chez lui, notre héros se met à réfléchir à ce qui fonde son existence, son hôte involontaire quand à elle nous propose de se questionner sur l’attachement à son passé.

C’est un court roman, très agréable à lire et dont on garde la saveur quelques temps encore.

Cynthia

Romans

« On ne va pas se quitter comme ça », Ariane Lefort

 

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Souvenez-vous, le 17 octobre Ariane Lefort venait à Gembloux dans le cadre de la Fureur de Lire pour nous parler de Stefan Zweig. Elle éditait en même temps son nouveau roman que je n’avais pas encore lu lors de rencontre pour cause de grève en France. Je l’ai lu durant la semaine de congé de Toussaint et j’ai trouvé ce livre magnifique.

A Dakar, Irène et Gabriella tombent amoureuses du même homme, Vincent. Irène ne s’imposant pas, Vincent choisit Gabriella, la lumineuse. La vie du couple s’organise et Irène,  l’amie fidèle de Gabriella, recueille ses confidences et perçoit combien sa  personnalité est double. Malgré un écart de conduite jamais avoué d’Irène et de Vincent, cette amitié restera au-delà de la maladie de Gabriella.

Un roman tout en finesse sur l’amitié et l’amour. Beau et profond.

En poche de la même auteure : Beau-Fils, en espace nord Labor. Je l’ai lu quand il est sorti en 2003 et j’en garde un bon souvenir. Il a d’ailleurs reçu le prix Rossel des jeunes.

 

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Laurence

 

On ne va pas se quitter comme ça, Seuil, 17€

Beau-fils, Espace nord, 9€

Romans

« La Mecque-Phuket » – Saphia Azzedine

 

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                La Mecque ou Phuket, faire son devoir ou se faire du bien, c’est le dilemme auquel est confronté Fairouz, jeune femme indocile et de son époque qui partage son temps entre la faculté de psychologie et son HLM de banlieue dans lequel elle vit avec sa famille d’origine algérienne. Ses parents sont les seuls de l’immeuble à n’avoir pas encore réalisé leur pélérinage à la Mecque et s’inquiètent de ce que pensent leurs voisins de cet état de fait. Obnubilés à l’idée de ne pas paraître de bons musulmans, ils en oublient leurs devoirs parentaux à l’égard des frères et soeurs cadets de Fairouz.

                 Avec sa soeur Kalsoum, elles ont l’idée de cotiser durant toute l’année pour offrir ce voyage à leurs parents. Lorsqu’elles remplissent leur tirelire après un quelconque job, elles ne peuvent s’empêcher de penser à ce qu’elles auraient pu s’offrir à elles-mêmes. Fairouz commence dès lors à s’interroger sur le bien-fondé des religions, sur le sens du devoir famillial, sur la notion du mal et du bien, sur la place qu’occupe respectivement les garçons et les filles dans la famille,…Elle décide donc de ne pas demander pardon à Dieu mais de le remercier, la suite est dans le titre!

              La Mecque-Phuket est un très chouette roman, frais, sympa, pas moralisateur pour un sous et qui amène à la réflexion non pas à coup de grandes théories mais plutôt grâce à des exemples concrets vécus par une jeune fille « fière et musulmane ». Je l’ai lu en une soirée et j’ai adoré!

Cynthia

La Mecque-Phuket, Saphia Azzedine, éd. Léo Scheer, 17 euros.