Actualité et animations, Essais

« Petit éloge des amoureux du silence », Jean-Michel Delacomptée

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Ce samedi je rangeais les dernières nouveautés rentrées et j’ai parcouru ce petit livre. Je le lisais dans un silence relatif quand un cortège de mariage passa en klaxonnant puis ce fut le tour d’une voiture toutes fenêtres ouvertes avec musique à fond. Et je me suis dis qu’il avait raison. Notre univers est pollué de bruits intempestifs qui nous empêchent de réfléchir. N’est-ce pas aussi un symptôme de notre société de consommation?

Christiane Singer en parlait également dans le livre « Où cours-tu? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi? » sorti en 2001 et qui nous avait interpellé, Patrice Gilly et moi  lorsque je travaillais chez « Point Virgule » à Namur. Nous mettions toujours un fond musical qui finalement ne servait à rien. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de musique à la libraire; je vous laisse le plaisir de lire et de flâner dans le calme.

Albin Michel, L'Olivier, Stock

Quelques lectures en vrac

Mais non je n’ai pas disparu et oui je lis encore mais j’étais noyée sous les livres scolaires Clin d'œil

 

Voici mes dernières lectures :

 

« Des vies d’oiseaux », Véronique Ovald, éditions de l’Olivier

viesd'oiseaux.gifPaloma a fuit sa famille trop conventionnelle pour une vie plus libre. Avec son amant elle squatte des maisons inhabitées des beaux quartiers durant les vacances des propriétaires. Vida Izzara, sa mère, se rend compte qu’elle a occupé la maison familiale et rencontre le lieutenant Taïbo venu enquêter sur cette affaire. Ce sera l’occasion pour Vida de retourné à Irigoy, son village d’enfance, et prendre conscience de la vie trop réglée qu’elle mène. Les quatre personnages principaux sont magnifiquement décrits dans leurs actions et leurs sentiments. De très belles histoires d’amour sur fond de liberté.

éditions de L’Olivier.

 

 

 

« La confusion des peines », Laurence Tardieu, éditions Stock

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Ce livre, Laurence Tardieu, l’a longtemps mûri. Elle a même demandé à son père la permission de l’écrire. Permission refusée mais transgressée car arrive le moment ou il faut passer outre et dire les choses. Or dans la famille Tardieu, rien ne se dit. Il faut garder les apparences et ne pas s’étaler même si toute la presse en parle. Au-delà du fait divers, les pots de vin versé par le père pour obtenir un marché juteux dans les DOM-TOM, l’auteur parle de sa relation avec la mère mais surtout avec le père. Les souvenirs d’enfance lui reviennent, les bons comme les mauvais mais finalement toutes les épreuves traversées n’ont fait que renforcer l’amour que la fille porte à son père.

Je ne sais si le père a finalement lu le livre, mais je serais fière d’avoir une fille comme Laurence Tardieu.

 

 

« Tuer le père », Amélie Nothomb, Albin Michel

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Je lis Amélie Nothom tous les deux ans, donc c’était cette année. Le roman est bien construit, les personnages sympathiques, l’histoire pas mal et la chute surprenante comme toujours. Rien à redire. Une heure et demi de lecture parsemée de l’un ou l’autre mot « intello » parce que c’est Amélie mais si je vous le résume il n’y a plus de plaisir donc je m’abstiens.

Gallimard, Romans

« Les souvenirs », David Foenkinos

 

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Quelles relations a-t-on avec ses grands-parents et ses parents vieillissants quand on est un jeune homme dont le rêve est d’écrire?  David Foenkinos nous fournit une très belle réponse dans ce roman où le narrateur, veilleur de nuit afin d’écrire la journée, veille également sur sa grand-mère qui vient d’être placée en maison de repos après une chute et des parents, jeunes retraités mais perdus face au temps libre qui s’offre à eux. En faisant appel aux souvenirs des personnages, nous prenons peu à peu connaissance de la vie de cette famille.

Où l’on voit donc que la jeunesse peut être dépourvue face à la vieillesse et à ses aléas mais pas ingrate.

Non dénué d’humour, ce roman est parsemé également de souvenirs de personnages secondaires ou de personnalités ayant existés réellement.

Un beau roman.