Policier - thriller

« La Valse des gueules cassées » – Guillaume Prévost

valse des gueules cassées

Nous sommes en 1919 à Paris. La France est exsangue, tous les prisonniers ne sont pas encore revenus d’Allemagne, les épouses des disparus et les « poilus » doivent se débrouiller comme ils peuvent pour récupérer une pension, la société doit panser ses plaies afin de se reconstruire.

C’est dans cette ambiance que François-Claudius Simon effectue ses débuts à la Brigade Criminelle. Blessé, il a été écarté du front et a entamé son instruction afin d’entrer dans la police. La Grande Guerre n’est pourtant pas derrière lui puisque sa première enquête concerne justement des victimes aux « gueules cassées ». Est-ce l’oeuvre d’un ancien soldat qui souhaite se venger de ce que la guerre lui a infligé? Est-ce un maquillage sordide pour couvrir un vol de bijoux? Menant sa propre enquête, François-Claudius comprend que la vérité est bien plus pitoyable que ce qu’il aurait pu s’imaginer.

Nous tenons là un bon roman policier, assez sympathique et pas trop sanguinolent. Si on y découvre les prémisses de la police scientifique, l’enquête est réalisée grâce au seul flair des policiers et ça nous change! L’histoire est bien construite et le personnage de François attachant. Le seul bémol, et en cherchant bien, peut-être considéré dans le fait que l’auteur place un peu trop facilement, et inutilement, les grandes affaires de l’époque: la bande à Bonnot, Landru, le meurtre de Zola. A conseiller donc!

La Valse des gueules cassées, Guillaume Prévost, éd. Nil, 2010

Actualité et animations

Animation à la librairie

Jeudi 27 mai à 20h, Michel Torrekens, journaliste au Ligueur des Parents, viendra présenter le recueil de nouvelles de Marie France Versailles, en présence de l’auteure.

 

versailles

C’est l’occasion de faire connaissance avec une nouvelle venue en écriture mais qui est déjà prometteuse.

Voici ce qu’en dit Michel: « Sa sensibilité psychologique, son regard affuté sur les êtres, transparaissent dans les six nouvelles du livre « A l’ombre de la fête ». Six nouvelles, six prénoms. Six personnages et d’autres à l’intersection d’une famille.(…) Des complicités, des rivalités, des souvenirs partagés ou non, des peurs, des malentendus, mais aussi des réconciliations se nichent dans chaque nouvlle mais se font également écho de l’une à l’autre. »

Le livre est édité par les « Editions Quadrature », nées de la passion d’une dizaine de personnes pour la fiction et plus particulièrement pour la nouvelle Ils publient leurs recueils au rythme de quatre chaque année et viennent de fêter leur cinquième anniversaire.

Nous vous attendons nombreux pour cette rencontre qui promet d’être très intéressante.

Laurence

Marie France Versailles, « A l’ombre de la fête », Editions Quadrature, Louvain-La-Neuve, 2010, 127p., 16 euros, http://www.editionsquadrature.be

Romans

« Le Chagrin et la grâce » , Wally Lamb

 

chagrin et grace

Voilà un roman qui m’a littéralement aspirée, je ne faisais plus que ça, lire, lire, lire…

Dans ce roman fleuve de 526 pages, nous parcourons l’histoire récente et plus ancienne des Etats-Unis à travers la quête personnelle du personnage principal, Caelum Quirk.

En avril 1999, sa femme échappe à la tuerie de Columbine et pour l’aider à se remettre de cette expérience traumatisante, il l’emmène dans la ferme familiale dans le Connecticut. C’est l’occasion pour lui de retrouver les archives de son aïeule qui défendait l’abolitionnisme et celles de sa grand-mère qui voulait offrir la possibilité aux femmes emprisonnées de se reconstruire dans un univers carcéral humain et réservé à elles seules.

Dans les méandres de sa nouvelle vie, il va se peu à peu se poser des questions sur sa famille, sur ses origines et sur le sens de sa vie. Il va trouver des réponses qui vont le changer à tout jamais.

C’est un roman bien construit qui m’a beaucoup appris sur l’histoire des Etats-Unis mais aussi fait réfléchir sur la nature humaine.

Je vous le conseille.

 

Laurence

 

Belfond, 25.95€.

 

 

Bande dessinée

Lydie, Jordi Lafebre et Zidrou

Je ne lis pas beaucoup de bd mais j’aime celles qui sont bien dessinées et qui racontent une belle histoire. C’est le cas de celle-ci.

 

Lydie

En un seul volume, l’histoire d’une jeune maman un peu simplette qui n’accepte pas la mort de son bébé. Elle va donc faire semblant qu’il est ressuscité et le présenter aux habitants de sa rue. Peu à peu ceux-ci vont participer à l’illusion par gentillesse et cet enfant va prendre beaucoup de place dans la vie de la communauté.

Une pointe de fantastique qui est peut-être superflue mais vraiment une histoire touchante.

Laurence

 

Dargaud, 14.50€