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« Avril enchanté », Elizabeth von Arnim, éd. 10/18

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avril enchanté.jpg1920 : « Particulier loue petit château médiéval meublé au bord de la Méditerranée ».

Quatre londoniennes ne résistent pas à pareille offre !

Elles sont complètement dissemblables mais s’assemblent par la force des choses : leurs petits budgets réunis permettent d’honorer le prix de la location.

Et puis, elles aspirent toutes à se détacher pour un temps du poids d’un mari qui, de son côté, ignore parfaitement ce besoin de liberté.

Laissant donc maison et grisaille derrière elles, les voilà en route vers l’Italie pour tout un mois ; un avril enchanté … Jusqu’à ce que… ?

L’histoire se déroule tout en douceur voire en lenteur, mais les héroïnes sont de fortes personnalités et savoureuses.

Joliesse des descriptions à l’anglaise ; on voit les fleurs et leurs couleurs.

Texte charmant, à déguster sous le soleil printanier. Mais attendez-vous aussi à beaucoup d’humour et de rebondissements.

Ce roman a plus d’un siècle, et pourtant j’ai apprécié sa fraîcheur… pas pris une ride donc.

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Le castor Astral, Nouvelles - Théâtre - Poésie

« Soit dit entre nous… j’aime trop l’amour, de Pilar Judas, éd. Le Castor Astral

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D’accord la Saint-Valentin est passée depuis 15 jours, mais comme le dit si bien ce livre « c’est Saint-Valentin » toute l’année!

L’auteur parle de sa vie amoureuse passée et présente en petits textes courts et humoristiques, réflexions sur les hommes, la littérature qui parle d’amour, des conventions, etc.

Un joli livre, illustré de collages de Mélanie Rutten, qui peut s’offrir et se lire toute l’année.

 

Actualité et animations, Arléa, Romans

« Histoire d’un bonheur », Geneviève Damas, éd. Arléa

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Le nouveau roman de Geneviève Damas, auteure primée plusieurs fois pour son premier roman « Si tu passes la rivière » , est une petit bijou.

Nous allons à la rencontre des quelques personnages enfermés dans des vies dont ils doivent s’accommoder ou qu’ils ne veulent pas quitter par peur des changements.

Anita Beauthier, femme au foyer, petite bourgeoise engoncée dans ses principes qui va rencontrer un enfant, Noureddine, d’un tout autre milieu que le sien et qui va s’attacher à elle comme à une bouée de sauvetage. Grâce à elle, mais sans qu’elle s’en rende compte, il va s’ouvrir au monde, moins cruel qu’il ne le croyait.

Le beau-frère d’Anita, Simon, va rencontrer la voisine Nathalie, abandonnée par son mari et dont les enfants sont ingérables. Lui, l’homme que les circonstances de la vie ont arraché à sa destinée, peut-il encore être aimé de quelqu’un?

A la lecture de ce livre, les questions affluent: qu’est-ce que le bonheur? Celui tout formaté que nous proposent notre éducation et le monde qui nous entoure ou celui que l’on cherche au fond de soi et au gré des rencontres que l’on peut faire. Le bonheur ne s’acquière-t-il pas en se remettant en question?

A lire assurément et pour partager vos impressions avec l’auteure ou vous convaincre qu’il faut le lire, Geneviève Damas viendra le 29 avril à la librairie.

 

 

 

 

 

 

Grasset, Romans

« L’éveil de mademoiselle Prim », Natalia Sanmartin Fenollera, Grasset

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Prudence Prim, jeune femme intelligente et bardée de diplômes, est attirée par une petite annonce recrutant une bibliothécaire pour faire du rangement dans celle d’un « gentleman » vivant avec enfants et chiens. Elle arrive à son grand étonnement dans un charmant village vivant en marge de la société moderne. Les parents, par exemple, donnent cours aux enfants en fonction de leurs connaissances, les auteurs grecs et latins étant privilégiés aux auteurs contemporains. La communauté essaie de vivre en autarcie et prône certaines idées qui heurtent mademoiselle Prim, habituée à une vie plus moderne.  Il s’en suit entre cette jeune femme et son patron, l’homme au fauteuil ainsi qu’il est dénommé dans le livre, de nombreuses discussions parfois houleuses car les points de vue ne sont pas les mêmes.

Une histoire bien agréable qui ne va pas jusqu’à l’histoire d’amour, comme on le craint à certains moments, mais qui nous donnent à réfléchir sur notre société hyper moderne qui passe peut-être à côté de l’essentiel. Les personnages sont attachants même si celui de Prudence Prim, à certains moments, énerve quelques fois par son côté un peu trop rigide.

Un livre à lire au coin du feu pour se délasser tout en apprenant quelques mots de vocabulaire au passage et qui donne aussi l’envie de se faire une liste de lectures.