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« Max, en apparence », Nathalie Skawronek, Arléa

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De famille juive, l’auteur voudrait se souvenir de son grand-père, Max. De cet homme mystérieux, qui a été déporté pendant la guerre, Nathalie Skowronek, sait très peu de choses. Ayant perdu sa première femme durant la guerre, il a abandonné sa deuxième femme et sa fille, née après la guerre, pour vivre en Allemagne où il gérait des affaires d’import-export avec l’Allemagne de l’Est. L’auteure l’a connu au temps de sa splendeur, quand riche, il l’emmenait en vacances dans sa maison de Marbella. Elle se souvient qu’il était tatoué comme tous les juifs déportés mais n’arrive pas à se rappeler la combinaison de chiffres qu’elle a lu pourtant plus d’une fois sur son bras.

Ce livre est l’aboutissement d’une enquête auprès des gens qui l’ont connu et qui ont bien voulu lui en parler : sa grand-tante, des amis, sa mère aussi malgré la souffrance qu’elle a ressentie d’avoir été abandonnée par son père. Enquête qui a été complétée par des recherches de documents auprès des archives concernant les juifs déportés, des livres qui mentionnaient des personnes que son grand-père avait côtoyées. 

Au final, l’auteur conclut qu’elle ne pourra jamais arriver à une histoire complète de son grand-père car il y a trop de zones d’ombre. Elle n’aura pu que se faire une « idée » de Max, ce grand-père qu’elle a visiblement beaucoup aimé.

Ce livre bien écrit malgré quelques passages répétitifs se situe entre le roman et le récit.

Peut-être aura-t-il le Prix Rossel 2013 ?

Actualité et animations, Les impressions nouvelles, Prix Rossel

« Mon corps mis à nu », Stéphane Lambert, Les impressions nouvelles

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Deuxième ouvrage sélectionné pour le Prix Rossel 2013, « Mon corps mis à nu » est un récit; celui d’un homme qui se cherche et qui retourne dans son enfance et les expériences qu’il y a vécues pour se définir. Cet exercice qu’il met par écrit est une sorte de rédemption, lui permet de s’accepter tel qu’il est.

Certains passages sont crus et pourraient être dérangeants mais ils sont nécessaires pour se trouver et se définir. Le regard de l’auteur sur le père, homme transparent, « flasque » dit l’auteur, sur la mère, « castratrice » et qui ferme les yeux sur la malveillance d’un tiers envers l’enfant et sur la découverte de sa sexualité, rien ne nous est épargné.

Un livre que je n’aurais sans doute pas lu parce que mes choix ne vont pas ce genre de littérature mais c’est bien écrit et on est touché par les expériences de l’auteur.

Peut-être aura-t-il le Prix Rossel 2013?

Actualité et animations, Ker éditions, Nouvelles - Théâtre - Poésie

Voyage Corsaire, Giuseppe Santoliquido, Kerr éditions

Le mardi 10 décembre à 19h, nous recevrons Guiseppe Santoliquido qui viendra présenter son nouveau livre en compagnie de son éditeur, Xavier Vanvaerenberg.

Giuseppe Santoliquido est romancier et analyste politique.

Il a publié « L’audition du docteur Fernando Gaspari » aux éditions du miroir;

Italie, une démocratie pervertie? essai, Edern éditions, 

Bunga bunga, mode d’emploi, essai, Renaissance du Livre, 2012

Son oeuvre littéraire a fait l’objet de nombreuses reconnaissances parmi lesquelles :

 

Prix Emma Martin 2012

Prix Saga Café 2012

Prix Leonardo Da Vinci 2012

Mention spéciale du jury du Prix Rossel 2012

 

Finaliste du Prix Première 2012

 

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Par une nuit sans lune, un écrivain fit un songe. Il rêva qu’il se réveillait en sursaut et, sous l’effet d’une modification physique inattendue, s’en allait rédiger les souvenirs d’un voyage auquel il n’avait jamais participé.

Un voyage au cours duquel Frédéric Verratti, alter ego de l’écrivain, rencontre de mystérieux personnages. Un metteur en scène qui, chaque année, avec l’aide d’acteurs issus de la population locale, monte invariablement la même pièce au cœur de la savane.

Un chasseur qui s’apprête à affronter le grand départ. Ou encore cette ancienne militante politique que les aléas de la vie confrontent à la pérennité de ses idéaux.

 

Un récit en abyme où l’on entend s’égrener le temps, et dont on ressort immanquablement en questionnant notre propre identité, notre rapport à l’autre.

Actualité et animations, Policier - thriller, Prix Rossel, Romans

Un long moment de silence, Paul Colize, éd. La manufacture des livres.

 

 

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D’emblée l’auteur nous prévient que ce que nous allons lire est un thriller puisqu’il l’écrit sur la couverture. Et pourtant j’ai trouvé plus que cela dans ce livre. En effet, c’est l’histoire d’un peuple et de ce qu’il a enduré à une certaine époque ainsi que les moyens qu’il a mis en place après pour vivre avec ça qui nous est conté. Durant la guerre des familles, des jeunes couples ont été séparés, ces événements ont influencé la vie des survivants et des générations suivantes.

En 1954, Stanislas, la soixantaine aujourd’hui, a perdu son père dans un attentat qui a fait plus de 16 morts au Caire. Pour exorciser la perte d’un père qu’il n’a pas connu et après beaucoup de recherches à travers le monde, il écrit un livre, avouant dans celui-ci qu’il n’a pas trouvé les raisons de cet attentat tout comme les services secrets étrangers qui s’étaient penchés sur la question à l’époque. Suite à une émission télévisée à laquelle il participe pour présenter son livre, un inconnu lui donne un nouvel indice qui va lui permettre de remettre en perspective son enquête.

Un très bon livre, bien écrit d’un point de vue littéraire et efficace par la forme, avec des personnages attachants. Jusqu’au bout on est tenu en haleine, à chaque fois que l’on croit avoir trouvé la solution, on découvre que ce n’est pas le cas.

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Peut-être aura-t-il le prix Rossel 2013 ?

Belfond, Romans

Transatlantic, Colum Mc Cann, Belfond

 

 

auteur américain, Belfond, chronique de Cécile,



Lily Duggan, Emily Ehrlich, Lottie Tuttle et Hannah Carson.

Quatre générations de femme. En 1919, la première a fui Dublin et une vie de domestique pour l’Amérique.  Et un fil rouge: une mystérieuse lettre confiée par Lily à Mr Brown, un des deux pilotes qui vont traverser le pacifique.

Chacune à son époque, elles ont combattu pour leur liberté, leurs droits.

Elles ont toutes été témoins de révolutions plus ou moins pacifistes , d’évolutions des technologies et des mentalités.

De l’esclavage des noirs à la révolution et la guerre en Irlande en passant par le premier vol entre l’Amérique et Dublin, l’histoire de Lily, Emily, Lottie et Hannah nous emporte dans un passé pas si lointain et pourtant, quelle différence avec ce que nous vivons aujourd’hui.

Le courage, la persévérance, la solitude, la joie, le désespoir… Autant d’émotions que nous, lecteurs, pouvons partager avec elles.

Les conditions de vie très dure, la mortalité infantile, les accidents mortels dus à une technologie rudimentaire, les rancœurs, le manque de compassion… Et malgré tout cela, le bonheur. Jamais une plainte. Des femmes au caractère fort dont , peut-être, nous pourrions nous inspirer aujourd’hui, nous qui avons tant de facilités à notre portée.

Un roman que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire et à découvrir. Bien écrit, avec des sauts dans l’histoire. Pas spécialement d’ordre chronologique. Au début, on cherche un peu le lien entre les différentes époques et les différents personnages. Mais au fur et à mesure, les pièces du puzzle se mettent en place et on comprend. Ce n’est pas dérangeant, juste un peu perturbant. On reste attentif jusqu’au bout et on attend la fin avec impatience.

J’espère qu’il en sera de même pour vous…


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