Actes Sud

Revue Canopée,

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La mode est aux revues car dans notre société où tout va très vite, on veut être tenu au courant de l’actualité littéraire ou autre en picorant rapidement des informations. Mais celle-ci est d’un autre genre puisqu’elle mêle poésie, philosophie, photographie et écologie. Son sous-titre est d’ailleurs, « Pour une écologie de la terre, du corps et de l’esprit »;  point de vitesse ici mais de la réflexion sur la beauté du monde.

Pour ce dixième numéro, je suis enthousiaste, belle présentation sur papier recyclé et surtout de beaux sujets.

On voyage autour du monde sous trois rubriques différentes : Métisser, Contempler et Relier avec des articles sur ou de Grand corps malade, Christian Bobin, Sylvain Tessain, des photos d’Agnès Varda entre autres.

J’ai particulièrement aimé le texte « Tant qu’il y aura des livres… » de Sylvain Tesson.

« Le livre nous institue dans le droit de nous tenir immobiles et silencieux, en sécurité, parmi la frénésie du monde. »

 

Une toute belle et intéressante revue.

Laurence

Actes Sud, 10€

Actes Sud, Robert Laffont

Deux ouvrages « made in Belgium » à ne pas manquer…

Voici deux livres « bleu blanc Belge » que j’ai eu l’occasion de dévorer dernièrement.

Commençons avec « Les veilleurs de chagrin » de Nicole Roland.

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Un seul mot me vient en tête pour décrire ce que j’ai vécu lors de sa lecture : « Mama-mia!»

Esther est anthropologue. Un jour, elle est appelée à se rendre au Kosovo, un peu après la guerre des années 90. Là-bas, elle sera chargée de déterrer les ossements des citoyens massacrés, leur rendre leur identité et ainsi permettre à leur famille de commencer leur travail de deuil. Cette mission ô combien difficile, sera aussi l’occasion d’une vaste remise en question pour Esther, torturée dans son âme depuis longtemps déjà.

A la lecture de ce petit résumé, je suis presque certaine que vous avez déjà compris. Compris que ce livre est d’une grande profondeur. Il m’a beaucoup touché, de par son histoire et l’écriture limpide, splendide et sentimentale (non pas comme on l’entend d’habitude) de Nicole Roland, l’auteur de « Kosaburo, 1945 ».

Si vous êtes à la recherche d’un livre qui vous prend aux tripes, celui-ci est fait pour vous !

 

Le second livre dont j’aimerais vous parler est « Loin des mosquées », le dernier roman d’Armel Job. 

 

 

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En général, je suis attirée par des ouvrages originaux, étonnants qui m’apportent quelque chose d’un point de vue émotionnel ou qui m’éclairent un tant soit peu sur le monde qui m’entoure. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue en lisant celui-ci.

L’intrigue est là, du début à la fin. La manière dont est construit le roman est inattendue et peu commune. Il parle d’amitié, d’amour mais aussi de la femme musulmane, sa place au sein de la famille, du mariage, du couple et ce en la présentant, de façon romancée, sous différents aspects. L’auteur le fait de manière douce, intelligente et nuancée. Il est aussi question des traditions et de la position de l’homme dans tout cela. Je n’en dirai pas plus de peur de vous gâcher le plaisir.

Non seulement l’histoire est prenante mais sa morale est enrichissante. Beaucoup de choses sont possibles, par amour ou par amitié, quelque soit notre religion. Voilà ce que j’ai surtout retenu de cet ouvrage bien que certains agissements au sein de familles islamiques radicales décrits dans le livre, font froid dans le dos. Quoi qu’il arrive, l’espoir est toujours là et peut aider à résoudre bien des problèmes.

 

Je terminerai en disant : « Lisez du Belge! ». Dans notre petit pays, nous avons la chance d’avoir de grands auteurs. Profitons-en. Moi-même je découvre ce monde littéraire et je n’en suis pas déçue. Pas le moins du monde.

 

Bonne lecture !

Emilie.

Actes Sud, Policier - thriller

« Sous la glace », Louise Penny

Je vous en avais déjà parlé  http://librairieantigone.skynetblogs.be/archive/2011/07/23/nature-morte-louise-penny.html

Voici le deuxième opus de cette auteure canadienne de langue anglaise traduite chez Actes Sud :

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On retrouve avec plaisir l’inspecteur-Chef Gamache flanqué de son assistant Beauvoir et surtout le petit village de Three Pines où c’était déjà déroulée la première intrigue. L’automne est passé, nous sommes en hiver;  CC de Poitiers, nouvelle habitante fort peu sympathique, est tuée par électrocution le lendemain de Noël lors du traditionnel match de Curling du village. Voilà une enquête digne de Maigret ou d’Hercule Poirot que Gamache va résoudre avec son équipe. On savait déjà que Gamache n’était pas en odeur de sainteté auprès de ses supérieurs mais on en apprend un peu plus sur ses antécédents dans l’Escouade des homicides. Pas encore assez cependant et le suspense est à son comble quand on referme le livre.
Ce que j’aime le plus dans ce livre c’est la capacité de l’auteur à nous immerger dans une ambiance québecoise : le vocabulaire, les coutumes, le froid,  bref un vrai dépaysement.
L’histoire peut paraître trop simple mais décidément je n’ai pas envie de bouder mon plaisir

Laurence

Actes Sud, Policier - thriller

Cyanure, Camilla Läckberg

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Voici un joli petit objet édité par les éditions Actes Sud à l’occasion des fêtes de fin d’année. Une nouvelle de Camilla Läkcberg qui rend hommage à Sir Arthur Conan Doyle et à son mythique personnage « Sherlock Holmes ».

L’histoire se passe peu avant les fêtes de Noël. Martin Molin rejoint sa petite amie Lisette et la famille fortunée de celle-ci sur une île isolée de Suède. Dès le premier soir, après un discours plutôt acerbe sur chacun des membres de la famille, le patriache s’effondre empoisonné. Et voilà notre Martin Molin, policier de son état, contraint de mener l’enquête alors que la tempête de neige fait rage et bloque tout ce petit monde dans l’hôtel.

Amusant.

Actes Sud, Romans

« La belle amour humaine », Lyonel Trouillot

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Anaïse vient à Haïti pour enquêter sur son père qu’elle n’a pas connu. Le guide qui l’emmène au village natal du père lui explique qu’il faut qu’elle laisse ses préjugés d’occidentale pour apprendre à vivre comme au village. Là règnent l’amour, la joie de vivre, le respect de l’autre. La terre appartient à tous et nul ne peut se l’approprier au détriment des autres. Le père d’Anaïse, enfant d’un homme d’affaire véreux qui avait pour seul ami un général violent, en a pris conscience et s’est enfui.  Durant tout le trajet, le monologue du guide nous pose cette question cruciale : « Quel usage faut-il faire de sa présence au monde? ».

Alors qu’on pourrait craindre que l’artifice du monologue n’endorme le lecteur, il n’en est rien. Au contraire, ce monologue fait d’interpellations, d’exclamations, est très vivant et finalement s’adresse autant à Anaïse qu’à nous lecteur. C’est un roman magnifique doté écrit de manière très poétique.

Un très bon roman de cette rentrée littéraire.