Gallimard

Pour mettre de l’eau au moulin

Je viens de livre le nouveau livre de Christian Bobin intitulé « Un assassin blanc comme neige »dont je tire le passage suivant :

 » Les livres anciens avec leurs chairs froissées m’émeuvent de revenir triomphants des ténèbres. Les objets de la science vieillissent à une vitesse infernale. Morts, ils encombrent, empoisonnent, enlaidissent. Les livres de papier dans leurs lits de cristal dorment comme des anges. Un regard et ils sortent d’un sommeil de plusieurs siècles, fraternels,vifs encore. »

 

Laurence

Actualité et animations, Gallimard, Jean-Pierre Verheggen

Rencontre avec Jean-Pierre Verheggen

Le 7 avril à 20h nous avons eu le plaisir de recevoir Jean-Pierre Verheggen, poète gembloutois bien connu. Lors de cette rencontre nous avons parlé de sa participation au recueil de nouvelles « Suivez mon regard » édité par l’Institut du patrimoine Wallon.

http://librairieantigone.skynetblogs.be/archive/2011/02/08/suivez-mon-regard-institut-du-patrimoine-wallon.html

Ce fut l’occasion pour lui d’évoquer son enfance à Gembloux, ses grands-parents coutelliers, et la langue de son enfance. Car la langue est son outil de travail et la source même de son inspiration.

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Il nous a avoué avoir envoyé ses premiers textes à Louis Aragon qui lui a répondu et donné quelques conseils. Grâce à cet échange de courriers, il a continué à écrire et participé à la revue TXT dans les années 60. Si ses thèmes ont évolué avec l’âge, sa manière de travailler la langue est sensiblement la même; à partir d’un thème, il cherche le registre sémantique s’y rapportant et travaille ces mots pour leur donner sens et les tronquer. Comme ses lecteurs le savent et comme nous avons pu en faire l’expérience durant la soirée, l’humour est toujours présent dans ses textes et sa joie de vivre est contagieuse.

 

Dans son nouveau recueil édité chez Gallimard Poète bin qu’oui, Poète bin qu’non?, trois thèmes sont rassemblés en trois parties. La première contient 36 poèmes en hommage aux poètes illustres ou non qui l’ont marqué. La deuxième évoque la vieillesse et la troisième s’amuse de ces nouveaux mots qui ne veulent rien dire mais que tout le monde utilise pour être « dans le vent ».

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Jean-Pierre Verheggen a également participé à la chaire de poétique organisée par la Faculté de philosophie, arts et lettres de l’Université catholique de Louvain en 2009.  Son texte a été édité ches Lansman cette année et il est intitulé « J’aime beaucoup ma poésie ». Et s’il reconnaît volontiers que c’est pour lui une belle reconnaissance d’être étudié dans les universités également en France comme à La Sorbonne depuis de nombreuses années, il aime surtout partager sa poésie en la lisant à haute voix devant un public.

Monsieur Verheggen, nous pouvons dire nous aussi que nous aimons beaucoup votre poésie.

 

Laurence

 

album de jeunesse, Gallimard

« C’est un livre », Lane Smith

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Ce n’est pas que nous soyons ringards, les technologies ont du bon comme on dit mais ce petit livre est vraiment amusant et porte un regard malicieux sur les nouvelles technologies par rapport à notre bon vieux livre.

Et en cette période où nous sommes amenés à réfléchir sur notre consommation d’énergie, ce livre n’est pas superflu.

 

Laurence

Gallimard, 11€

 

Gallimard, poche, Romans

« Le rêve entouré d’eau » de Bernard Chapuis

 

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Voilà un livre que j’ai lu quand il est sorti chez Stock en août 2009 mais dont on n’a pas beaucoup parlé et pourtant il mérite qu’on lui donne sa chance. En effet l’histoire est très agréable et le roman est bien écrit.

Quatre amis ont un jour recueilli les quatre enfants d’un couple disparu dans un accident. Ils passent chaque été au Cap-Ferret et cette année, chaque adulte va raconter l’histoire d’un objet auquel il était attaché mais qu’il a perdu. Finalement pourquoi ne pas partir à sa recherche? Voilà donc Talbeau, Valentine, Luca et Bichot partis à la recherche qui d’une selle de cavalier indien, d’un lit Ernest Boiceau, d’une tacouba ou encore du matsu des Kotani.

L’auteur distille du rêve, de l’aventure et de l’humour dans un roman d’amitié et de voyage que l’on quitte avec regret.

Ce roman a reçu le « Prix des Deux Magots » en 2010 (prix créé en 1933)

Laurence