Une vieille dame doit pour la première fois de sa vie abandonner la maison où elle a grandi, où elle a vécu. Cette maison, elle l’a dans l’a peau et lui a consacré sa vie entière. Alors qu’elle est contrainte de la quitter, elle revisite ses souvenirs au fil des saisons et des années. Perrine Trippier réussit un coup de maître avec ce roman d’une grande sensibilité, écrit dans une langue superbe.
Clara est coiffeuse. Elle mène une vie banale et sans couleur, jusqu’au jour où un client oublie un livre de Proust sur la tablette du salon où elle travaille. Clara l’emporte et, lorsqu’elle s’y plonge quelques mois plu tard, c’est une révélation qui va l’emmener vers de nouveaux horizons.
« Vers le paradis », ce sont trois romans en un ! Ce qui les relie ? Une maison à Washington Square, entre autres.
Yanaghiara maîtrise intelligemment son (ses) récit(s), interrogeant avec finesse l’avenir de nos sociétés et des libertés individuelles. Elle n’hésite pas non plus à déstabiliser le lecteur en bousculant ses attentes. Un grand roman à découvrir.
Elsa rêve d’étudier le chant à Milan, mais son père, élevé dans une société italienne patriarcale, n’y est pas favorable, d’autant plus qu’il ne dispose pas des moyens financiers nécessaires. Par ailleurs, une bactérie qui décime son oliveraie le préoccupe. Heureusement, Rafaella, la grand-mère d’Elsa, la soutient et lui fournit les fonds pour réaliser ce projet. Mais d’où vient cet argent ? Que comptait-elle en faire ? Découvrez le récit de Rafaella et l’histoire d’Elsa dans ce nouveau roman de Christiana Moreau, récemment paru en poche.
Elisabeth Förster-Nietzsche est la sœur du célèbre philosophe. Entre eux, c’est l’amour fusionnel jusqu’à la rupture, aux retrouvailles et à la trahison. Elisabeth, diablesse opportuniste, est à la fois celle qui permettra la diffusion de l’œuvre de Nietzsche tout en n’hésitant pas la modifier, voire à la dévoyer. Nul besoin de connaître Nietzsche pour s’intéresser à cette histoire : amateurs de littérature et de belles écritures, vous savourerez la plume de Guy Boley.
Extrait :
Puis l’orage, épuisé, s’assied au sommet d’une colline, pose sa tête entre ses mains, essaie de reprendre son souffle, respire à pleins poumons et tente d’apaiser les battements de son cœur en expirant lentement tout l’air accumulé. Les chevaux de la foudre font tonner leurs sabots ; hennissent encore un brin et crachent par leurs naseaux de petits jets de brume, mais plus personne ne croit à leurs colères stériles. Déjà les blés, ruisselants d’eau, relèvent la tête et recoiffent leurs épis ; les corolles s’ébrouent ; tuiles et chéneaux cessent de sangloter. Et les hommes de quitter ces abris provisoires qu’à la hâte tout un chacun s’était trouvés, et d’allumer une pipe pour faire, à leur tour, de petits nuages blancs, bleus, avec entre leurs lèvres, en direction des cieux, un léger sourire d’effronterie. (p. 73)
Chères amies et chers amis de la libraire, Comme chaque année à cette période, tout le monde reprend ses activités après une coupure estivale permettant repos, lectures, et temps en famille ou entre amis. Ce courrier a pour but de vous annoncer toutes les belles rencontres que je vous ai concoctées pour le trimestre à venir Afin de ne pas faire de jaloux , nous aurons des rencontres pour les adultes et pour les jeunes en partenariat avec la Bibliothèque de Gembloux rue des Oies ou avec le Centre Culturel l’Atrium dans le cadre du festival Sanza-ya-Congo initié par Ernage Animation. Le mercredi 20 septembre à 19h30, nous recevons Michel Lambert pour son très beau roman intitulé Cinq jours de bonté édité aux éditions Le beau jardin et paru en mai. Ceux qui ont fréquenté la librairie depuis lors savent que c’est un de mes coups de cœur. D’une écriture magnifique, ce roman plein d’émotions nous conte l’histoire d’un homme qui retrouve sa femme après une séparation longue et difficile. C’est un portrait tout en délicatesse et nuances d’un homme de notre époque. Michel Lambert a déjà publié plusieurs romans et recueils de nouvelles et a reçu le prix Rossel en 1988 pour son roman, Vie d’oiseaux. Inscriptions souhaitées à la librairie.
Le samedi 23 septembre à 15h, dans le cadre des fêtes de Wallonie à Gembloux, nous vous proposons une rencontre musicale avec Monsieur Nicolas, auteur compositeur pour enfants. Il viendra nous présenter son album « La tête dans les nuages » et chantera quelques chansons tirées de son spectacle. En partenariat avec la bibliothèque de Gembloux et la Ville de Gembloux. Inscriptions souhaitées au 081/600.346 ou à info@librairieantigone.be.
Le lundi 25 septembre à 19h30, à la librairie nous vous proposons dans le cadre du festival sur le Congo
SÁNZÁ YA CONGO une soirée sur les Lettres Congolais présentées par José Mabita et enrichie du témoignage de Lilia Bongi autrice du livre Amsoria qui a reçu le Grand Prix congolais du livre pour celui-ci. Dans le cadre de ce festival, le mercredi 18 octobre à 18h, la librairie organise également une soirée avec la conteuse Ria Carbonez autour du livre « La légende de la femme-oiseau » de Lilia Bongi inspiré de contes traditionnels de son enfance. Prix d’entrée 10€, à partir de 7 ans. lieu : Bibliothèque de Gembloux, rue des Oies 1a/2a, 5030 Gemblouxtout le programme sur le site de l’Atrium :
https://atrium57.be/agenda/sanza-ya-congo/Toujours dans ce cadre mais hors programmation, le jeudi 5 octobre à 19h30, vous pourrez rencontrer Fabienne Zutterman qui publie aux éditions Empaj le roman
L’Afrique pour se perdre. Dans ce roman autobiographique, Fabienne Zutterman parle de sa découverte de l’Afrique post-coloniale des années 70. Réservation souhaitée.
Le vendredi 13 octobre, dans le cadre de la Fureur de lire, nous rééditons en partenariat avec la bibliothèque de Gembloux, l’animation « Dévorons dans le noir ». Venez déguster un apéro dînatoire et découvrir un auteur belge édité dans la collection Espace Nord. 15€ tout compris, à la bibliothèque communale, rue des oies 1a/2a, le paiement tient lieu de réservation. 081/600.346
Le mercredi 22 novembre à 16h30 à la librairie, l’équipe des Marmottons viendra nous chanter quelques chansons et nous présenter ses albums pour enfants. Leur slogan ? « Des histoires pour que le monde tourne plus rond » ! Ce sont des livres conçus pour se poser des questions et susciter la discussion. Découvrez « Plus vite Elliot, non d’une carotte ou encore Sur les pas de Sacha. Réservation souhaitée à la librairie.
Le mardi 28 novembre à 1930, Jérôme Colin, animateur littéraire bien connu de la RTBF et auteur de romans reviendra à Gembloux nous présenter son nouveau roman intitulé Les Dragons et paru aux éditions Allary. Les dragons c’est le mot inscrit sur le mur de cette institution psychiatrique pour adolescents dans laquelle est placé le héros suite à un décrochage scolaire et des faits de violence. L’auteur voudrait provoquer une prise de conscience du grand public sur le mal-être de nos jeunes et des conséquences que cela pourrait avoir sur notre société. Un livre utile et poignant ! A lire de toute urgence. La rencontre se fera à la Bibliothèque de Gembloux, rue des oies 1a/2a. Réservation souhaitée.
Le jeudi 7 décembre à 19h30, nous terminerons l’année en beauté et en musique également avec la venue de Vincent Engel auteur de la série Le monde d’Asmodée qu’il vient de clôturer avec le roman Vous qui entrez à Montechiarro édité chez Ker. La soirée sera littéraire et musicale puisque nous aurons l’honneur d’écouter en primeur la musique composée par Line Adam pour illustrer La chanson de l’oubli de Giacolli qui parcourt tous les livres de la série. Réservation souhaitée.
Et voilà, je crois qu’il y en a pour tous les goûts et tous les âges et que cela vous donnera l’envie de venir. A bientôt ? Laurence
La Grande Traversée, Shion Miura, Actes Sud, Babel
La Grande Traversée, c’est l’épopée menant à la réalisation d’un nouveau dictionnaire. Araki, arrivé à l’heure de la retraite, trouve en Majimé, un jeune employé de sa maison d’édition, son digne successeur. Ce dernier, est tout aussi passionné par la langue japonaise et méthodique dans son travail qu’il est gauche et laborieux dans ses relations sociales. Or comment définir des mots dont on n’a jamais fait l’expérience ? L’amour, par exemple.
La Grande Traversée, c’est aussi l’éclosion de Majimé qui, s’il gardera toujours une forme de maladresse à la fois exaspérante et attachante, gagnera progressivement sa propre confiance et le respect des gens qui l’entourent.
La bibliothèque des rêves secrets, Michiko Aoyama, J’ai lu
De livres, d’amour, d’éclosion professionnelle et personnelle, il en est aussi question dans La bibliothèque des rêves secrets, de Michiko Aoyama. Chaque chapitre de ce roman choral est consacré à un personnage à la croisée des chemins, en quête de sens et d’une place dans la vie. Tous se retrouvent au centre social de leur quartier où ils font la rencontre d’une bibliothécaire qui les aidera, grâce à ces étranges et judicieux conseils, toujours accompagnés d’un « petit plus », à découvrir leur réponse à cette simple mais vertigineuse question : « Que cherchez-vous ? »
Après Les Mémoires d’un chat où nous suivions les pérégrinations de Satoru et son chat Nana, Hiro Arikawa nous invite à embarquer à bord du train reliant Takarazuka à Nishinomiya… et retour. A chaque station des personnages montent ou descendent, se croisent, se rencontrent, s’observent, des phrases sont happées, des relations naissent, des encouragements et du réconfort sont apportés : un balai d’inconnus qui par le hasard de leurs trajets le deviennent un peu moins. A emporter impérativement lors de votre prochaine escapade ferroviaire !
Histoires de moine et de robot, Becky Chambers, L’Atalante
De la SF porteuse d’espoir et accessible aux non-amateurs, c’est ce que propose Becky Chambers avec les deux tomes de ses Histoires de moine et de robot : Un psaume pour les recyclés sauvages et Une prière pour les cimes timides.
Voilà bien longtemps, les robots ont accédé à la conscience. Alors que les Hommes leur ont proposé le statut de citoyen, les robots ont préféré rejoindre les forêts et mener une vie sauvage. Ils se sont cependant promis de revenir un jour prendre des nouvelles des humains. Quand commence Un psaume pour les recyclés sauvages, nous rencontrons Dex, moine qui a perdu le sens de son existence et décide de partir pour une sorte de pèlerinage en solitaire. C’est au cours de ce périple qu’iel rencontre Omphale, un robot qui s’est porté volontaire pour aller à la rencontres des humains. Les robots ont bien réfléchi à la question qu’Omphale devrait leur poser : « De quoi les gens ont-ils besoin ? »
Dans le second tome, Une prière pour les cimes timides, Dex et Omphale repartent ensemble vers le monde civilisé. A chaque personne rencontrée, Omphale pose sa question et comprend qu’elle n’est pas si évidente : elle dépend de chaque personne rencontrée. Dex de son côté redécouvre le monde à travers le regard de son compagnon, capable de s’émerveiller à répétition devant les choses les plus simples et les plus banales pour qui n’y prête plus attention.
Deux courts romans – moins de 300 pages, si on les additionne – qui posent pourtant des questions d’une grande profondeur et habitent longtemps la tête et le cœur du lecteur.
Les Dix Mille Portes de January et Eclats dormants, Alix E. Harrow, Hachette, Le Rayon Imaginaire
Le Rayon Imaginaire des éditions Hachette, c’est une collection qui invite à s’initier ou approfondir sa découverte des littératures de l’imaginaire. Trois romans d’Alix E. Harrow en font partie, dont deux sont disponibles à la librairie : Les Dix Mille Portes de January (désormais disponible en Livre de Poche) et Eclats dormants. Ces deux romans sont portés par des héroïnes capables de voyager entre les mondes.
January, d’abord, jeune fille habitant dans le manoir du riche employeur de son père. Celui-ci parcourt le monde à la recherche d’objets rares et est donc peu présent ; quant à sa mère, January, n’en a aucun souvenir. Quand January découvre qu’elle a le pouvoir de traverser des portes accédant à d’autres dimensions, c’est une véritable aventure qui commence !
Zinnia, quant à elle, héroïne du premier « conte fracturé » d’Alix E. Harrow, fête ses 21 ans et sait que ce sera certainement son dernier anniversaire, étant atteinte d’une maladie rare à laquelle personne n’a survécu au-delà de cet âge. A cette occasion, sa meilleure amie lui prépare une surprise : Zinnia ayant une passion pour la Belle au bois dormant, Charm lui a concocté une soirée thématique, allant jusqu’à se procurer un rouet auquel elle enjoint son amie à se piquer le doigt. Zinnia obtempère et se retrouve propulsée dans une pièce, face à une autre jeune femme s’apprêtant à faire le même geste. Zinnia l’en empêche et la voilà prise dans l’histoire de la princesse Primerose.
Une réinvention moderne et féministe de la Belle au bois dormant, dans laquelle les princesses ne sont pas si ingénues que la tradition aime à le laisser croire et sont bien décidées à contrecarrer le destin, encouragées par la force de la sororité.