Ecole des loisirs, Romans

La fille qui parlait ours, Sophie Anderson, Ecole des Loisirs (medium)

Il était une fois une petite fille qui jouait dans la forêt, devant la grotte d’une ourse. Une femme la remarqua et, la voyant seule, l’emmena et l’adopta. Douze ans plus tard, la petite fille a grandi, grandi, grandi… jusqu’à devenir plus grande et plus forte que tous les autres enfants de son âge. Plus grande et plus forte même que sa Mamochka chérie. Tellement grande et tellement forte que tout le village la surnomme Yanka l’ourse.

Un jour, lors du Carnaval du Grand Dégel, alors qu’elle joue avec les autres enfants, escaladant un mur, Yanka glisse, refuse l’aide de son ami Sacha qui lui tend la main, et tombe. Un peu plus tard, elle se réveille dans son lit et découvre, sidérée, que ses jambes se sont transformées en pattes d’ourse. Malgré toutes ses connaissances et ses remèdes de guérisseuse, sa Mamochka lui avoue son impuissance et lui annonce que la seule solution est d’aller à l’hôpital. Ceci est impensable pour Yanka, d’autant qu’à sa fenêtre, un petit bouvreuil ne cesse de l’appeler par son surnom « Yanka l’ourse » et de l’inciter à venir dans la forêt.

Mais depuis quand Yanka comprend-elle la langue des bouvreuils ? Et pourquoi ses jambes se sont-elles transformées en pattes d’ours ? Cela aurait-il un lien avec ses origines ? Et avec les fabuleuses histoires du Tsar et de la Tsarine ours que lui raconte le pêcheur Anatoli ? Et si toutes les réponses à ces questions se trouvaient bien dans la forêt ? Bien décidée à trouver qui elle est et à guérir, Yanka fugue avec son fidèle furet, Moustache. Sur son chemin, elle rencontrera Ivan le loup esseulé, Blakiston le hibou, une maison vivante à pattes de poulets et bien d’autres étranges personnages qui, à force d’histoires et de merveilleux « il était une fois », mèneront Yanka à découvrir non seulement qui elle, mais ce qu’elle veut devenir. Finalement, humaine ou ourse, est-il si important de choisir ? L’essentiel n’est-il pas de vivre dans l’amour et la confiance de ceux qu’on aime ?

Nadège

Cactus Inébranlable Editions, littérature française, Romans

Watergang, Mario Alonso, Le Tripode

Middelbourg ne convenait plus à mon père. Moi, en revanche, je ne fais qu’un avec ce lieu. Et ce pays de marais me le rend bien. Il m’offre l’espace dont j’ai besoin pour m’échapper dans la nature. Ce paysage et moi, nous nous ressemblons. Calme, infini, gagné sur la mer et en sursis.

Paul a douze ans. Il vit avec sa mère et sa grande sœur à Middelbourg. Sa mère est divorcée – le père s’est expatrié en Angleterre avec sa nouvelle compagne – et sa sœur, encore adolescente, est enceinte. Paul est un jeune garçon particulier ; il mène une existence plutôt solitaire, mais peuplée de personnages imaginaires, ceux qui animent ses histoires et seront la matière des futurs romans qu’il projette d’écrire. En effet, Paul rêve de devenir écrivain. En attendant, il noircit de notes des cahiers, qu’il achète par paquets sous blister.

C’est à travers Paul que nous découvrons cette histoire, mais aussi d’autres voix étonnantes qui font l’originalité de ce récit. Il n’est pas question de roman d’action, mais d’une atmosphère, celle des polders. C’est le roman d’un paysage, le roman de Middelbourg, de Paul et de ceux qui l’entourent. C’est un premier roman doux, étrange, dans lequel il faut accepter de plonger et de se laisser surprendre par la poésie de Mario Alonso. Un premier roman singulier.

Nadège

*A noter : Mario Alonso est également l’auteur d’un recueil d’aphorismes, paru aux éditions du Cactus Inébranlable, intitulé « Lignes de flottaison ».

Albin Michel, Littérature étrangère, Romans

Les recettes des dames de Fenley, Jennifer Ryan, Albin Michel

« Une tornade s’engouffra dans la cuisine, qu’une superbe matinée de printemps éclairait de toute sa splendeur dorée. Des garçons se poursuivaient en se tirant dessus, dans un tobu-bohu censé reproduire la bataille de Dunkerque.  » Allez, ouste, sortez d’ici ! » Audrey les chassa d’un coup de torchon. L’odeur de fruits rouges en train de compoter -framboises, fraises, groseilles – emplissait la grande cuisine vétuste où une mince femme d’une quarantaine d’années ajoutait une pincée de cannelle et une autre de muscade. Vêtue d’un pull d’homme rentré dans un pantalon d’homme, elle semblait harassée et peu soucieuse de son apparence. Ses vieilles bottes étaient maculées de boue en provenance du potager. « 

Ainsi commence le nouveau roman de Jennifer Ryan dont l’action est située dans un petit village du sud de l’Angleterre au moment de la seconde guerre mondiale.

Tout est rationné, les vêtements et la nourriture évidemment. A la BBC, on donne de précieux conseils pour accommoder au mieux les rations mais l’émission, animée par le célèbre Ambrose Hart, voudrait féminiser la présentation. Quel meilleur moyen que d’organiser un concours de cuisine pour sélectionner la nouvelle animatrice. Quatre femmes vont se présenter au concours, elles se connaissent toutes et ont toutes très envie de gagner.

Un roman léger et amusant, rythmé et humain. Ou comment un concours qui aurait pu diviser, va souder tout un village.

Littérature étrangère, Romans

« Ce qui vient après », JoAnne Tompkins, Gallmeister

« D’abord, les faits bruts. » C’est ainsi que commence le premier roman de JoAnne Tompkins. En deux pages, Isaac énonce la disparition de son fils (Daniel) les recherches pendant une semaine jusqu’au matin du huitième jour où c’est son meilleur ami (Jonah) que l’on retrouve. Celui-ci s’est suicidé, laissant une lettre dans laquelle il avoue le meurtre de Daniel et donne les indications nécessaires pour retrouver le corps.

Chapitre suivant, nous faisons connaissance avec Evangeline, une ado, seule dans le mobile home où l’a abandonnée sa mère, menacée d’avis d’expulsion répétés. Evangeline est enceinte, affamée. Quelques semaines plus tôt, elle a croisé la route de ces deux garçons : Daniel et Jonah. Quel rôle a-t-elle pu jouer dans le drame ? Nous l’apprendrons au fil du récit. Pour l’heure, Evangeline se doit de trouver une solution de survie, un refuge pour elle et, surtout, pour la vie qu’elle porte à présent. C’est décidé : elle va tenter sa chance auprès d’Isaac, le père endeuillé.

Si ce roman nous plonge d’emblée dans la détresse et les ténèbres, c’est pourtant un roman lumineux que nous avons entre les mains. Au fil du récit, les personnages s’étoffent, se font plus ambigus et, par conséquent, plus humains et touchants. D’un chapitre à l’autre, JoAnne Tompkins nous invite à nous délester de nos a priori, du prêt-à-penser, de nos certitudes. Comme les Amis quaker d’Isaac, nous voilà en position d’écoute attentive, silencieuse, respectueux des tourments et des souffrances intimes de chacun des protagonistes, admiratifs devant leur combativité, leur ténacité, émus par leur fragilité et leur volonté de dépasser leurs ambivalences et leurs angoisses les plus profondes.

Intelligente et subtile, JoAnne Tompkins nous amène à nous interroger également sur la vérité. Consiste-t-elle en des faits bruts, évoqués par Isaac au début du roman, ou réside-t-elle dans les émotions, comme le pense Evangeline, qui n’hésite pas à « donner une nouvelle version de sa vie, une version minutieusement, complétement, absolument vraie » afin de ne pas passer « à côté de vérités émotionnelles essentielles » ? Après tout s’insurge-t-elle : « Je ne mens pas ! Je ne mens jamais ! Si les faits ne correspondent pas à la vérité, c’est pas ma faute, si ? »

Si la vérité coïncide avec la justesse des émotions, « Ce qui nous reste » est sans doute l’aveu le plus honnête que l’on puisse faire sur l’humanité, ni tout à fait pure, ni tout à fait monstrueuse, simplement en proie à tant de combats intimes que personne ne se connaît vraiment et ne peut assurer tout à fait la part de noirceur et celle de lumière qu’il cache au fond de lui.

« Ce qui vient après » est un roman qui prend aux tripes, qui habite son lecteur en-dehors et au-delà de la lecture, un roman qui commence comme un uppercut et se termine dans une caresse.

Nadège

Littérature étrangère, Romans, Uncategorized

« Elle et son chat », de Makoto Shinkai et Naruki Nagakawa, éditions Charleston

Avec Elle et son chat, Makoto Shinkai et Naruki Nagakawa signent un roman sans autre prétention que celle de faire sourire les amoureux des félins et divertir les amateurs de jolies histoires entrecroisées.

« C’était au début du printemps, un jour de pluie. » Ainsi commence l’histoire de Chobi et Miyu. Comme il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous, c’est en prenant exceptionnellement un chemin différent que Miyu découvre Chobi, abandonné dans une boîte en carton, et décide de l’accueillir chez elle. Une complicité naît et Chobi est très fier de devenir son chat à Elle.

A partir de cette histoire, d’autres récits se tissent, alternant les points de vue humain et animal : des rencontres entre chats et humaines qui prennent mutuellement soin l’un de l’autre, des dialogues entre boules de poils et de griffes en exploration ou défense de territoire, et sur tout cela règne l’aura d’un chien d’une grande sagesse imposant un étonnant respect à toute la gent féline.

Un court roman, tendre et délicat, sur les liens si particuliers que ne nous pouvons créer avec les animaux et leur capacité à nous mettre en relation avec le monde qui nous entoure pour peu qu’on accepte de les suivre.


Kuro se lève d’un bond.
Il doit lui montrer ce que c’est, la vie.
– Suis-moi !
Il part se promener avec Shino sur ses talons.
La vie de chat, ça s’apprend dans la rue. Shino n’est plus toute jeune, mais il n’est pas trop tard pour se lancer dans quelque chose de nouveau.
Comme avec un chaton, Kuro use de toute sa patience à lui enseigner les choses de la vie.
[…]
Elle apprendra au fur et à mesure.

Nadège

Le Mot et le Reste, Littérature québécoise, Romans

Pas même le bruit d’un fleuve, Hélène Dorion, Le Mot et le Reste

Allongée sur le dos, les bras en croix, ouverts comme des voiles légères à la surface de l’eau, la tête immergée, Simone n’entend plus que le bruit sourd du monde. C’est le son des souvenirs, des voiles déchirées, des mâts cassés, les vagues trop hautes qui broient les navires. Elle se met à réciter spontanément un poème qu’elle a recopié dans un cahier :

Homme libre, toujours, tu chériras la mer !

La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme

Dans le déroulement infini de sa lame,

Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

[…]

Simone s’abandonne à ce paysage incertain, mais une vague plus forte la fait basculer. Lorsque son corps se met à couler dans l’obscurité, elle se cambre, d’un coup de reins elle remonte et se retourne sur le dos. Les yeux ouverts, elle regarde le ciel rempli d’écume, se dit que la nuit ne finira pas, le son des souvenirs viendra la percuter encore longtemps. Ce ciel n’a rien d’une promesse. Simone ne sent plus ses bras, plus ses jambes, elle se laisse dériver en espérant échouer sur un écueil.

Nous sommes en 1949. Près de 70 ans plus tard, sa fille Hannah écrira :

Un jour j’ai vu ma mère entrer dans la mer comme si elle enlaçait un corps aimé, comme si les coups violents des vagues contre ses hanches étaient ceux d’un amant auquel elle s’abandonnait. Pour elle, l’eau n’était pas glaciale, le soleil ne brûlait pas sa peau. Le vent balayait ses cheveux, révélait la beauté de ses traits et la forçait à ancrer ses pieds plus profondément dans le sable. Son regard cherchait-il quelque chose au bout du vide, attendait-elle que la mer rejette des débris reparus à la surface comme le son des souvenirs ? Alors, ma mère redevenait pour moi une inconnue.

Que connaît-on de ses parents ? de leurs joies et de leurs tourments intimes ? de leur existence avant nous, voire malgré nous ? Toute sa vie, Simone est restée inaccessible à Hanna, murée dans le silence, dans des regards perdus au-delà des flots, les oreilles assourdies du son des souvenirs. A sa mort, Hanna retrouve des photos, des carnets, des coupures de journaux. Elle découvre l’histoire de sa mère, la jeune femme qu’elle fut avant sa naissance, le récit d’un amour et d’une souffrance immense.

Par-delà la mort, Hélène Dorion tisse les liens entre ces deux femmes en remontant les fils de leur histoire familiale, en dénouant les nœuds avec patience et délicatesse. Quel secret les unit et les éloigne inexorablement l’une de l’autre ? Quelles douleurs, parce qu’elles sont tues, se transmettent de génération en génération, comme une fatalité ou une loyauté à toute épreuve, jusqu’à se priver de vivre sa propre vie ? Et comment les mots et, singulièrement, la poésie, peuvent être une clé pour avancer, guérir, se réconcilier et se libérer, enfin, peut-être ?

A travers, l’histoire particulière d’Hanna et de Simone, Pas même le bruit d’un fleuve touche à l’universel : une belle réflexion sur cette difficulté, voire cette impossibilité, de rencontrer l’homme ou la femme au-delà du père et de la mère, et réciproquement d’être reconnu en tant qu’individu au-delà de son statut d’enfant. Comment percer la carapace ? comment se rencontrer d’homme à homme, de femme à femme, d’individu à individu, au-delà du rôle familial et de la hiérarchie des générations ? Qu’est-ce qui, de l’histoire de l’autre, nous appartient aussi un peu, tout en nous restant étranger ?

Nadège

Littérature québécoise, Romans, Stock

« Sauvagines », de Gabrielle Filteau-Chiba, Stock

Pourquoi donc a-t-on tant besoin de beauté ? Et si on la laissait vivre en paix dans l’espoir de la recroiser un jour ? Pensée pour la peau du coyote roux couchée sur ma banquette de camion, la teinte de sa fourrure pareille à celle des cheveux d’Anouk. Sentiment profond que la bonne chose à faire, en matière d’équilibre planétaire, est de protéger les vulnérables. Courir, quand c’est un tyran qui s’approche trop de ta roulotte. Ou riposter. (p. 249)

Après Encabanée, Gabrielle Filteau-Chiba revient avec un roman épris de nature et de liberté, d’autant plus que celles-ci sont menacées.

Raphaëlle, garde forestière au cœur de la forêt du Kamouraska, découvre un site de trappe illégale sur lequel sa chienne, Coyote, s’est fait piéger. Sa colère s’accroît quand elle découvre qu’elle est elle-même surveillée par le braconnier. Celui-ci se révèle en plus un chasseur redoutable et dangereux pour la gent féminine. Prenant personnellement à cœur cette affaire, ne pouvant compter sur son institution pour l’aider à démasquer un homme dont tout le monde connaît le nom, mais que personne n’ose dénoncer ouvertement, Raphaëlle se donne pour mission de protéger à tout prix la nature et ses semblables de ce criminel.

Un roman dépaysant et écologiquement engagé, portant un regard à la fois ébloui et inquiet sur la beauté fragile du vivant.

Nadège

Actes Sud, Policier - thriller, Romans

« Le Nouveau », Keigo Higashino, Actes Sud

« Le nouveau », c’est Kaga, récemment muté au commissariat de Nihonbashi à Tokyo. Il est chargé d’enquêter sur le meurtre de Mitsui Mineko, une femme de quarante-cinq ans retrouvée étranglée dans son studio. Elle aussi était nouvelle dans le quartier.

Si l’intrigue est relativement classique, ce qui fait le charme et l’intérêt de ce roman, c’est d’abord son enquêteur atypique réputé pour son sens de l’observation. S’attachant à de menus détails auxquels personne ne prête attention, il avance étrangement, mais sûrement vers la résolution de l’énigme. Par ailleurs, Kaga s’intéresse autant à l’enquête qu’aux gens qu’il rencontre et fait preuve envers ses interlocuteurs d’une grande humanité, voire d’une délicatesse touchante.

Cette attention à l’humain se révèle également dans la construction du roman, chaque chapitre étant consacré à un personnage lié de près ou de loin à l’affaire, en privilégiant les commerçants du quartier de Nihonbashi. Le lecteur suit Kaga dans ses déambulations, découvre avec lui les petites échoppes, fait connaissance avec les habitants de ce coin de Tokyo. Si le récit semble brouillon au départ et s’il faut s’accrocher pour intégrer tous les noms qui défilent, une géographie finit par se dessiner et les liens se tissent. Chaque chapitre se déploie comme une petite nouvelle – que les personnages réapparaissent ou non, chacun aura droit à la résolution de son mystère – pour s’assembler finalement en un roman cohérent et sensible.

Nadège

Monsieur Toussaint Louverture, Romans

Anne de Green Gables, Lucy Maud Montgomery, Monsieur Toussaint Louverture

Anne… la Maison aux pignons verts… Je pense que Laurence me parle de ce livre et de sa jeune héroïne depuis que je suis arrivée à la librairie. Monsieur Toussaint Louverture ayant eu la bonne idée de proposer une nouvelle traduction de ce texte dans une magnifique édition, la tentation était grande de m’y plonger. J’ai bien résisté un peu, mais une consœur s’étant jointe au chœur de louanges envers la petite Anne de Green Gables (le titre de l’actuelle version), j’ai évidemment fini par céder. Et quel bonheur ! Si vous n’avez pas encore fait sa connaissance, il est grand temps la rencontrer !

Marilla Cuthbert et son frère Matthew sont un couple de paysans vieillissants. Quand une de leur connaissance se rend à l’orphelinat pour adopter un enfant, ils lui demandent de leur ramener un orphelin : un garçon robuste pour les aider à la ferme. Quelle surprise et quelle déconvenue quand Matthew découvre à la gare une frêle gamine. Et pourtant, il ne faudra qu’un trajet en calèche jusqu’à Green Gables pour que le vieux célibataire effarouché par la gent féminine, et encore plus par les petites filles, ne soit charmé par le babillage incessant de ce drôle de phénomène. Marilla sera plus difficile à convaincre, mais sous ses airs peu accommodants, elle aussi se laissera rapidement attendrir par Anne (avec un E, s’il vous plaît).

Anne pose sur le monde un regard émerveillé, passe des peines les plus profondes aux joies les plus élevées en un quart de seconde, elle accumule les bêtises avec une candeur touchante, elle n’a rien et possède pourtant la plus grande des richesses : une imagination sans limite.

Lire Anne de Green Gables, c’est comme plonger dans un tableau à la craie droit sorti de Mary Poppins, c’est magique, lumineux, réconfortant. D’ailleurs, si ma lecture fut longue dans le temps, c’est sans aucun doute pour avoir le plaisir de faire durer le plaisir de ces joyeux rendez-vous.

Alors, quand viendrez-vous faire connaissance avec Anne ? Elle a tant de choses à vous raconter et tant de joie à vous apporter !

A noter : le tome 2, Anne d’Avonlea est déjà disponible et le tome 3 paraîtra dans quelques mois.

Nadège