Mythologie grecque, Rouergue

Pallas – Marine Carteron

Si les textes antiques nous ont appris le déclenchement de la Guerre de Troie ; l’enlèvement d’Hélène, femme de Ménélas, que nous disent-ils sur ce qu’il s’est passé avant ? Quels liens ont les dieux et la cité ?

Pallas, premier tome d’une nouvelle trilogie écrite par Marine Carteron, autrice notamment des Autodafeurs et Generation K, nous plonge aux prémices de la Guerre de Troie.

Ce roman polyphonique féminin est articulé autour de Pallas, fille de Triton et meilleure amie d’Athéna. Zeus la transformera en statue. Celle-ci réside au cœur de Troie, dans le Palladium, un sanctuaire où les femmes peuvent se réfugier.

On suit principalement le parcours d’Hésione, qui nous montre ce que c’est d’être une jeune femme dans la Grèce antique, une jeune femme qui a des envies de liberté, mais qui a cependant un rôle à tenir puisqu’elle est grande prêtresse d’Athéna. Sa mission : aider celle-ci à délivrer Pallas, emprisonnée quelque part, dans la cité de Troie, car Pallas est toujours là, pas vraiment morte, mais pas vraiment en vie non plus.

Si ce premier tome reste très introductif, la modernité apportée par l’autrice, de par son style et de par l’importance qu’elle donne à ces femmes, ne nous éloigne cependant pas du tragique des textes classiques.

Ce récit haletant et passionnant est à découvrir à partir de 14 ans.

D’autres livres à découvrir sur la mythologie grecque :

littérature belge, Rouergue

Debout dans l’eau – Zoé Derleyn – la brune au Rouergue

Debout dans l’eau est un livre écrit à hauteur d’enfant – d’une profondeur dont on oublie parfois que ces petits êtres sont dotés … La narratrice, abandonnée par sa mère, est une « enfant naturelle » – comme on les appelait à une époque où il n’en existait pas d’artificiels. Depuis ses deux ans, elle vit chez ses grands-parents, dans le Brabant flamand. À onze ans, elle partage ses journées entre le jardin, l’école et la maison où règne sa grand-mère, une femme pudique dont l’affection se manifeste un peu rugueusement. À l’étage gît son grand-père, un homme à l’ancienne, qui ne règne plus, lui, depuis que la maladie l’a pris et alité.

C’est une vie simple et quotidienne que celle de cette enfant : les repas, le soin du potager et du jardin, les promenades, les repas, les jeux plus ou moins doux avec les chiens, la visite quotidienne au vieillard mourant … Et aussi : l’observation passionnée – et rageuse à la fois – de Dirk, un jeune homme venu s’occuper du jardin ; et surtout : les bains dans l’étang.

Ce n’est pourtant pas une vie fade ou monotone : c’est une existence intense que celle de cette enfant qui habite le temps et ses gestes, ses instants et les lieux, d’une présence pleine, d’une curiosité ardente, d’un imaginaire puissant et d’une sensibilité fine et vibrante. Son regard la colore, la nuance, la moire, cette vie sans remous apparent – mais vivante d’une vie insoupçonnée, voilée, comme celle de l’étang – et c’est d’abord lui qui fait l’agrément et la valeur de ce premier roman, comme il fait ceux des heures sans fard.

C’est ensuite ce personnage d’enfant, cette gamine émouvante et étonnante, quelquefois ignorante de ce qui se trame en elle, sous la peau, et qui observe le monde et les adultes, et s’interroge. C’est aussi l’écriture sobre et imagée de Zoé Derleyn, son ton juste, sa façon de dire la matière et la chair du monde – des plantes, des animaux, des gens, de l’étang … C’est enfin sa manière de poser, comme une étoffe douce qu’on ne déplie pas mais dont l’un ou l’autre coin, glissant, se déploie, les sujets de son roman : la maladie et la mort, la filiation, les relations entre une enfant et ses grands-parents, la figure grand-paternelle, l’amour qui ne se dit guère ou manque, le silence et la parole retenue ou empêchée, la solitude, les préludes du désir …

C’est un beau roman que Debout dans l’eau. Un roman qui donne à songer, à rêver, à imaginer. Et un roman qui m’en a rappelé d’autres : l’étang, qui y est presque un personnage, et la relation profonde, sensuelle, curieuse et amoureuse, que la petite fille a noué avec lui, évoquent le magnifique La Comtesse des digues de Marie Gevers, avec Suzanne qui aime passionnément le fleuve, mais aussi Vie et mort d’un étang, pour le rôle que joue dans l’histoire cette eau trouble et miroitante. Pour le point de vue enfantin qui nous ramène au regard enchanté et enchanteur de l’enfance, j’y entendus quelques échos de Guldentop – tous deux de la même auteure, à découvrir si vous ne la connaissez pas !

album de jeunesse, Dargaud, Ecole des loisirs, Pastel, Rouergue

Des albums qui invitent à observer, déconnecter, se réchauffer et se rassembler !

je pars.jpg « Puisque c’est ça, je pars ! », s’écrie Norma, exaspérée par sa maman collée à son téléphone portable. Accompagnée de son ami Félix, Norma s’enfonce dans le parc à la rencontre d’extraordinaires aventures.

 

 Puisque c’est ça, je pars !, Yvan Pommaux, École des loisirs

 

loupé.jpg

Un arrêt de bus, deux personnages attendent. L’un pianote sans cesse sur son téléphone, s’ennuie, soupire. Le bus arrive, c’est pas trop tôt ! L’autre observe : l’araignée qui tisse sa toile, la mouche qui vole, les fourmis en balade… Le bus arrive, déjà ?

 

 

Loupé !, Christian Voltz, Rouergue

 

loup en slip 2.jpg

Le loup en slip est de retour et, cette fois, il se les gèle… méchamment ! Mais que se gèle-t-il exactement ? Les pattes, les oreilles ? Les animaux de la forêt cherchent désespérément à réchauffer ce loup de bien mauvais poil, car qui dit loup énervé, dit danger ! D’ailleurs, de nombreux petits animaux ont disparu ces derniers temps…

 

Le loup en slip se les gèle méchamment (Tome 2), Mayana Itoïz, Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, Dargaud.

 

chocolat chaud.jpg

Quoi de meilleur qu’un bon chocolat chaud pour se réchauffer ? Trois amis – Madi, Barbosine et Toussaint – rassemblent les ingrédients pour se régaler du doux breuvage. Ils en ont juste assez. Quand soudain, quelqu’un frappe à la porte. Il y en aura bien assez pour quatre. Et pour cinq ? Pas facile de partager. Mais quoi de mieux pour se réchauffer que la chaleur de l’amitié ?

 

Un bon chocolat chaud, Elsa Devernois et Anne Isabelle Le Touzé, Pastel.

Romans, Rouergue

Dans les prairies étoilées, Marie-Sabine Roger, éd. du Rouergue

CVT_Dans-les-prairies-etoilees_9211.jpg

Se plonger dans un livre de Marie-Sabine Roger, c’est se lover dans un cocon de tendresse, s’immerger dans un univers d’humour, de fantaisie et de poésie. Dans les prairies étoilées, son dernier roman, n’y fait pas exception.

Merlin, auteur de la série de BD à succès, Jim Oregon, et Prune, sa compagne, viennent d’acquérir la maison de leurs rêves. Un gouffre financier certainement, mais qui les comble de joie.

Six mois de bonheur passent. C’est alors que.

C’est alors que Laurent, le meilleur ami de Merlin et inspirateur de Jim Oregon, casse sa pipe à 75 balais. Un coup dur pour Merlin, d’autant que Laurent lui a laissé dans une lettre ses dernières volontés au sujet de son double de papier. Comment rester fidèle à son ami tout en respectant sa liberté d’artiste ? Un vrai dilemme.

Autour de Merlin, toute une ribambelle de personnages attachants et haut en couleur – de l’Oncle Albert qui a la manie de téléphoner aux aurores, à Lolie la taxiteuse, en passant par Tante Foune qui n’a jamais compris la signification de son surnom –, des chats tout aussi singuliers, répondant aux doux noms de Cirrhose et Chausson, et une galerie de héros imaginaires qui n’hésitent pas à donner la réplique à leur créateur.

Actes Sud, Club de lecture, Ecole des loisirs, Rouergue, Thierry Magnier

Un club de lecture pour les ados.- Premiers comptes-rendus – Les lectures de Fanny

mercredi.jpgLa guerre des mercredis, Gary D. Schmidt, Ecole des loisirs.

 

S’il y a un élève du collège que Mme Baker, la prof d’anglais, ne peut pas voir en peinture, c’est bien lui, Holling Hoodhood.
Chaque mercredi, alors que la moitié de la classe de cinquième est dispensée de cours pour se rendre à la synagogue, et que l’autre moitié va au cathéchisme à l’église de la paroisse, Holling Hoodhood, qui n’est ni juif ni catholique, est le seul et unique élève à rester en cours avec Mme Baker.
Elle le lui fait payer. Cela fait plusieurs mercredis qu’il nettoie les tableaux, dépoussière les effaceurs, retire les toiles d’araignée, décrasse les fenêtres. Et voilà que Mme Baker s’est mis en tête de lui faire lire du Shakespeare ! Encore un stratagème pour le faire périr d’ennui.
Pendant que Holling Hoodhood découvre La tempête et s’aperçoit que Mme Baker est moins mauvaise qu’elle n’en a l’air, l’histoire des États-Unis suit son cours. Robert Kennedy se porte candidat à la présidence, la lutte pour les droits civiques prend de l’ampleur, la guerre du Vietnam fait rage… Nous sommes en 1968, et l’Amérique s’apprête à vivre l’une des années les plus violentes de son histoire

 Fanny qui a trouvé que l’histoire était jolie, pas simpliste. L’histoire de cet ado sur fond de guerre du Vietnam l’a touché et lui a donné l’envie de lire Shakespeare.

Elle a aussi apprécié l’écriture fluide qui facilite la lecture.

à partir de 12 ans

de stock à la librairie

couv-hiver.jpg

Un hiver en enfer, Jo Witek, Actes Sud

Pour se rassurer, Edouard aligne ses crayons de couleurs toujours dans le même ordre. Timide et peur sûr de lui, cet adolescent de 15 ans est victime, depuis son entrée au collège, de graves harcèlements. Pour supporter son calvaire, il s’évade sur la toile dans la peau d’un puissant avatar. Le jeune homme vit avec son père qu’il apprécie beaucoup à l’inverse de sa mère maniaco-dépressive qui est incapable de lui donner la moindre affection. Le destin s’acharne sur Edouard qui se retrouve, du jour au lendemain, orphelin de père. Désormais, il partage son existence avec sa génitrice qui, s’autoproclamant guérie, lui témoigne une attention aussi excessive qu’étouffante. S’ensuit un face à face cruel et sordide aux confins de la folie et de la mort.

Fanny avait très envie de le lire et elle n’a pas été déçue. L’histoire est très sombre mais c’est adapté aux adolescents. On ne comprend pas toujours ce qui se passe dans la tête du héro car tout est dit de son point de vue avec un vocabulaire et un langage très actuel mais cela lui a beaucoup plu.

à partir de 14 ans

pas de stock, à commander.

ayti.jpg

La dernière reine d’Ayiti, Elise Fontenaille-N’Diaye, Rouergue

C’est l’histoire d’une île paradisiaque qui fut longtemps habitée par un peuple doux qui n’aimait pas la violence. En 1492, trois grands bateaux accostèrent sur ses plages, et en descendirent des êtres bizarres à la peau claire… Par la voix du neveu de la dernière reine des Taïnos, Anacoana, Elise Fontenaille raconte le génocide du peuple des Taïnos lors de l’arrivée de Christophe Colomb aux Antilles…

 

L’écriture paraît un peu simple mais c’est pour faciliter la compréhension du sujet très dur abordé, celui du génocide du peuple Taïnos lors de la colonisation par Christophe Colomb et Barbe rouge . C’est une histoire très sanglante et triste mais ça ouvre les yeux sur la colonisation.
Fanny a beaucoup aimé et a envie de s’instruire sur la colonisation grâce à ce livre.

à partir de 12 ans

pas de stock, à commander

diable.jpgDe la part du diable, Alina Basso, Thierry Magnier

A seize ans, il est temps pour Dorothe, fille d’une famille aisée, de se marier. Son nouvel époux, beaucoup plus âgé qu’elle, fait toutefois montre de prévenance et soutient sa jeune femme dans le dépaysement que lui procure leur installation au nord de la Norvège, où il va exercer en tant que magistrat. Elen a seize ans également, et vit depuis toujours là où Dorothe arrive. Fille d’une femme célibataire aux nombreux enfants, elle en a hérité la forte personnalité et le don de soigner les gens. Rien ne prédisposait Dorothe et Elen à se rencontrer. Et pourtant, parce que le nouveau roi de ce petit comté a décidé de chasser les sorcières, et parce que les événements s’enchaînent inéluctablement et sans espoir, les deux jeunes filles seront amenées à se côtoyer pendant quelques jours, avant que l’une d’elle ne s’en aille…

 

L’histoire est écrite à la première personne – déstabilisant car il y alternence entre deux filles – Dorothée et Ellen.
Parle de la sorcellerie –On est transporté dans le temps et l’espace puique que cela se passe au 17°S
écriture un peu bizarre impression que phrases pas terminées,  c’est sans doute dû à la traduction.
La fin est très poétique, surprenante et étrange mais c’est très beau.

A partir de 15 ans

pas de stock, à commander