Dans un tout autre style que mon article précédent, voici un roman qui ravira les amateurs de romans historiques et d’aventure.
L’histoire se passe au 18° siècle en Italie. La Comtesse Paola Pietra est enfermée à 13 ans dans un couvent milanais où la soeur Rosalba, maîtresse de chant, découvre sa très belle voix de contralto. Peu à peu on vient de loin pour les écouter chanter les louanges du Seigneur à travers les barreaux de l’église. Un ambassadeur anglais succombe au charme de la voix de soeur Paola. Et lors d’une veillée funèbre, John Breval aura l’occasion de secourir la jeune soeur et la rencontre sera le début d’un amour réciproque mais impossible. Cependant, grâce à l’aide de soeur Rosalba, les amoureux vont pouvoir fuir Milan pour se réfugier à Venise avant d’entamer un long voyage vers la patrie de Lord John Breval.
Mais on ne quitte pas les ordres religieux comme on veut, et les autorités religieuses voudraient récupérer la brebis égarée dans le « vrai monde ».
On pourrait croire à une histoire facile mais le roman est magnifiquement écrit par une auteure italienne confirmée qui n’hésite pas à prendre la parole durant son récit et à apostropher le lecteur.
Les personnages sont magnifiquement croqués dans leurs contradictions et leurs doutes que ce soit les amoureux, la mère supérieure du couvent ou les soeurs de l’ambassadeur.
Un tout bon roman.
Laurence




Quel titre étrange! Dés le début, il a chatouillé ma curiosité. Mais qui est Paulette ? De quoi parle donc cette histoire ? Est-ce une histoire d’amour ? Une histoire triste ? La couverture attrayante qui nous est présentée n’arrange pas les choses. Des personnes âgées, des vêtements de bébé… oui, décidément, ce livre est une énigme au premier regard.
Tout le monde en parle alors j’ai voulu le lire. Je ne regrette pas. Ce livre est magnifique. Bien écrit, belle histoire. Le bruit et la fureur des croisades, la piété des humbles, l’auteur nous fait voyager dans le temps. Nous partons dans un moyen-âge où les femmes n’étaient que des monnaies d’échange et n’avaient pour liberté que de rentrer dans les ordres pour échaper à un destin qu’elles ne choisissaient pas. Mais cette liberté est toute relative comme l’héroïne en fait cruellement l’expérience et l’ascendant qu’elle a depuis son reclusoir la fait encore plus prisonnière qu’elle ne l’imaginait.